Après un calme relatif ce samedi, le Sénégal retient son souffle dans l’attente de la comparution, lundi, de l’opposant Ousmane Sonko devant le juge. C’est aussi l’heure du bilan matériel entre pillages et pollution.
La capitale est amochée par les amas de pierres et les cartouches de gaz lacrymogènes, sans oublier les infrastructures touchées. Certains grands magasins appartenant à des investisseurs français ont également été pris à partie, détruits, pillés et incendiés selon plusieurs sources.
Les écoles françaises à Dakar ont été fermées. Auchan, Total, Eiffage, entre autres, ont été ciblés par les casses et pillages. Il se susurre la récurrence d’un sentiment anti-français dans l’agenda des contestations, où le rôle trouble de la France aux côtés des gouvernements controversés en Afrique est pointé du doigt.
