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Ballon d’Or : « Nous savons désormais qu’une Copa a plus de poids, de valeur et de mérite qu’une ligue et l’UCL »

Les critiques se font de plus en plus acerbes sur le septième sacre de Lionel Messi au Ballon d’Or 2021 que la plupart trouve non mérité et injuste envers Robert Lewandowski. C’est la raison pour laquelle le journaliste de Marca connu pour sa plume, Raul Varela, n’a pas manqué la Pulga.

En effet, dans sa chronique, Raul Varela a peint le tableau sombre d’une situation que tout le monde déplore avec l’instauration de nouvelles règles pour l’attribution du Ballon d’Or qui n’est plus basé sur le mérite sportif.

« Savez-vous ce que l’Adriano Leite de 2004, le Robinho de 2007, le Luis Suarez de 2011, l’Alexis Sanchez de 2016 et le Dani Alves de 2019 ont en commun ? Ils ont tous gagné la Copa America, tous ont été élus meilleurs joueurs du tournoi. Et oui, aucun n’a été élu Ballon d’Or cette année-là. L’Europe s’humilie. Il renonce à être le porte-drapeau du football mondial et instaure un nouvel ordre», a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Depuis hier, nous savons qu’une Copa America a plus de poids, de valeur et de mérite qu’un championnat européen ou qu’une Ligue des champions. Peu importe ce que dit le classement de la FIFA, celui qui compte une douzaine d’équipes européennes dans le top 20 contre seulement cinq pays qui s’affrontent tous les deux ans sur le continent sud-américain. Peu importe que la Premier League soit le tournoi le plus exigeant. L’Uruguay, le Paraguay, le Chili, la Bolivie, l’Équateur, la Colombie et le Brésil ont placé la barre plus haut que Liverpool, le Bayern, l’Atlético, la Belgique, l’Angleterre ou l’Espagne de Luis Enrique ».

Il a aussi fait référence au décor du gala identique à celui de la Superliga tant rejeté de la part de tous : « Le sentiment laissé par un gala avec un décor de Superliga plutôt que de football de village est que, selon qui vous comparez à Messi, vous trouvez une justification pour son élection comme le meilleur, ce qu’il est déjà sans avoir besoin de ces récompenses. Ses titres étaient moins importants que ceux de Jorginho. Ses buts étaient moins importants que ceux de Lewi. Ses buts ont été moins nombreux que ceux de Lewandowski et son football n’a pas eu autant d’impact que celui de Benzema. Il n’y a même pas eu d’argument convaincant pour récompenser des joueurs d’autres profils afin d’élargir la base d’un prix qui a historiquement fumé les gardiens de but et les défenseurs, comme cela s’est produit, par exemple, en 2006 avec Cannavaro et son statut de capitaine des champions du monde. Peut-être qu’en 2022, si Vinícius ne l’empêche pas, ils nous surprendront avec le MVP de la Coupe d’Afrique. Même si Messi ne jouera pas au Cameroun. »