Depuis l’élection de Patrice Talon en 2016, Kemi Seba dit avoir constaté une fuite en avant du président de la République sur les questions de souveraineté du Bénin. C’est une déception que semble exprimer le panafricaniste, qui était persuadé que Patrice Talon “représentait la souveraineté africaine face au supplétif de la France qu’était et continue d’être Lionel Zinsou”. Pour illustrer sa déception, il évoque le limogeage de Yves Ogan, qui s’est vu virer pour avoir critiqué le Franc Cfa.
Toujours pour soutenir sa perception de la gestion faite des rapports Bénin-France, par le Chef de l’Etat béninois, le président d’Urgences Panafricanistes revient sur ses discussions avec le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique au lendemain de son expulsion de la Côte d’Ivoire.
“Comment doit-on réagir quand son ministre de l’Intérieur SACCA Lafia me menace de manière mafieuse en me stipulant que l’État béninois va, je cite, restreindre le périmètre de mes libertés individuelles si je continue à déranger ses partenaires (cf Ouatarra, et sans doute la France) après que j’ai dénoncé le rôle CLEF qu’occupe Alassane Dramane Ouatarra, au sein de la Françafrique ?”, se demande-t-il.
Après tant de questionnements, Kemi Seba a, sans ambages, écrit, parlant du président Patrice Talon : “Si fort pour réprimer ses concitoyens, mais si docile face à l’Occident”. Par ailleurs, Kemi Seba reconnait les efforts fournis par le gouvernement de Patrice Talon pour le développement du pays ; mais il n’est pas prêt à accepter la soumission du Bénin vis-à-vis de la France. “J’aimais le président Talon, il a fait plus que beaucoup de ses pairs sur le terrain du développement, le nier serait de la malhonnêteté”, a écrit Kemi Seba.
