Le Bénin reçoit un nouvel arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme

La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) a rendu un nouvel arrêt le vendredi 4 décembre contre l’Etat béninois. 

Dans ce document, l’organisation dénonce plusieurs violations des droits humains et a ordonné l’annulation de plusieurs réformes constitutionnelles, à cinq mois de la prochaine présidentielle.

Elle dénonce également le manque de « garantie d’indépendance du pouvoir judiciaire » dans ce pays d’Afrique de l’Ouest et a jugé que la récente « révision constitutionnelle a été adoptée en violation du principe du consensus national », débat public ou référendum imposé par la Charte Africaine des droits humains.

L’institution a demandé également le rétablissement du droit de grève et a ordonné au Bénin d’abroger toutes les lois incriminées dans un délai de 3 mois, et avant toute élection.

« Désormais, il appartient au Bénin de garantir des élections libres et ouvertes », a déclaré à l’AFP Antoine Vey, avocat de Sebastien Ajavon, opposant béninois en exil et frappé d’inéligibilité qui a saisi la Cour en novembre 2019.

Le président Patrice Talon est accusé d’engager le Bénin dans un virage autoritaire et sans opposition dans un pays autrefois réputé pour être un exemple de stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest.

Lors des élections législatives de 2019, aucun candidat de l’opposition n’avait pu présenter de liste pour des raisons administratives et plus récemment lors des municipales d’avril 2020 boycottées par une partie de l’opposition, seuls six maires dissidents ont été élus.

La prochaine élection présidentielle se tiendra le 11 avril 2021, mais l’opposition et la société civile ont dénoncé un scrutin verrouillé à l’avance et ont remis en cause une nouvelle disposition de la loi électorale qui impose au candidat d’être parrainé par 16 maires ou députés, désormais quasiment tous passés dans le camp présidentiel.

Avec Afrique24.com

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