Blaise Compaoré : L’ex-président burkinabè bientôt de retour à Ouagadougou

Blaise Compaoré, l’ancien président burkinabè devrait être bientôt de retour à Ouagadougou pour rencontrer le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, nouvel homme fort du pays.

Actuellement en exil en Côte d’Ivoire, Compaoré a été condamné en avril dernier en son absence à la prison à vie. Il ne s’etait pas présenté au procès contrairement aux autres accusés. Une attitude qu’un proche de Sankara a jugé de ‘lâche’.

Blaise Compaoré est accusé d’avoir participé à l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, tué avec douze de ses compagnons lors d’un coup d’Etat en 1987. Il  a été condamné au même titre que le commandant de sa garde Hyacinthe Kafando et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987.

S’exprimant sur RFI, Mariam Sankara, veuve de Thomas Sankara, a dénoncé la lâcheté de Blaise Compaoré, absent lors de sa condamnation, et estimant que ce dernier devrait prendre courage et répondre de ses actes devant la justice de son pays.

Le procès historique de Sankara s’est ouvert en octobre 2021, trente-quatre ans après sa mort. Avant le coup d’Etat de janvier 2022, le parquet du tribunal militaire de Ouagadougou avait requis 30 ans de prison ferme contre Blaise Compoaré pour « attentat à la sûreté de l’Etat », « recel de cadavre » et « complicité d’assassinat ».

La même peine avait été requise contre Hyacinthe Kafando, ancien commandant de la garde de M. Compaoré, autre grand absent du procès, en fuite depuis 2016 et accusé d’« assassinat ».

Le procès a été perturbé par le coup d’Etat du 24 janvier du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé le président élu, Roch Marc Christian Kaboré. Il a une première fois été suspendu au lendemain du putsch, puis, le 31 janvier, jusqu’au rétablissement de la Constitution mise en sommeil lors du coup d’Etat, puis rétablie par la junte au pouvoir, permettant sa reprise.

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