Le conseil d’administration de Boeing a retiré à son PDG le titre de président, une décision surprise annoncée par le constructeur vendredi quelques heures après les critiques émises par un comité d’experts sur la certification du 737 MAX.

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La dissociation des fonctions, qui doit permettre à Dennis Muilenburg d’avoir une “concentration maximale” sur la supervision des activités de l’avionneur au quotidien, est la dernière décision en date prise par le conseil pour améliorer la supervision de ses équipes d’ingénierie et de ses activités industrielles.

L’administrateur David Calhoun, cadre de Blackstone Group, assurera la succession en tant que président non-exécutif, a précisé Boeing dans un communiqué diffusé tard vendredi après-midi.

Dans cette communication, qui n’était pas attendue, Boeing précise que le conseil conserve toute sa confiance en Dennis Muilenburg qui garde le poste de directeur général et reste au conseil.

Cette décision intervient alors que les 737 MAX sont cloués au sol depuis la mi-mars après deux accidents qui ont fait 346 morts en Ethiopie et en Indonésie à cinq mois d’écart, plongeant Boeing dans l’une des plus graves crises de son histoire.

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Un peu plus tôt dans la journée, un comité international d’experts avait estimé que l’autorité américaine de régulation de l’aviation civile (FAA) n’a pas correctement évalué la fiabilité du système de contrôle de vol du Boeing 737 MAX.

Avec Les Echos