Le gouvernement britannique s’est résigné ce mardi à ne pas pouvoir faire adopter son accord de Brexit avant juillet. Downing Street s’est fixé un nouveau calendrier, en disant vouloir passer son accord avant la première session plénière du Parlement européen, prévue le 2 juillet. L’objectif est d’éviter que des députés britanniques n’y siègent, trois ans après le référendum qui a décidé de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

« Il est impératif de présenter le projet de loi sur l’accord de sortie (…) avant les vacances parlementaires de l’été », a déclaré un porte-parole de la Première ministre conservatrice Theresa May, à l’issue d’une nouvelle séance de pourparlers avec l’opposition travailliste. Mais si « le Parlement (britannique) n’a pas adopté un accord de sortie, approuvé par la reine, d’ici le 30 juin », les députés « siégeront », a-t-il pointé.



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L’accord de sortie a déjà été rejeté trois fois par les députés britanniques

L’accord de sortie conclu par Theresa May avec Bruxelles en novembre a déjà été rejeté trois fois par les députés britanniques, contraignant Londres à demander deux fois à Bruxelles un report du Brexit, initialement prévu le 29 mars et désormais fixé au 31 octobre au plus tard.

Face à cette impasse, le gouvernement et l’opposition travailliste ont entamé début avril des pourparlers pour trouver un compromis sur la future relation entre leur pays et l’UE. Si aucune solution n’émerge des discussions « difficiles » avec l’opposition travailliste, le gouvernement prévoit d’organiser au Parlement une série de votes sur des options concernant la future relation entre Bruxelles et Londres.

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Pour rappel, les élections européennes auront lieu le 23 mai au pays du Brexit, même si le gouvernement a longtemps affirmé qu’il pourrait annuler leur tenue si son accord de divorce avec l’Union européenne était adopté par le Parlement britannique avant.

Avec AFP