Le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne comme prévu le 29 mars à minuit après un accord de dernière minute, a affirmé aujourd’hui Boris Johnson, un des chefs de file des partisans du Brexit, au lendemain du second rejet par le Parlement de l’accord négocié entre Londres et Bruxelles, rapporte l’agence Reuters.

Interrogé par la radio LBC, l’ancien ministre des Affaires étrangères s’est dit convaincu que négociateurs britanniques et européens trouveraient un compromis «cinq minutes avant minuit» pour permettre au Brexit d’aboutir.

Boris Johnson a reconnu que les parlementaires britanniques se prononceraient probablement mercredi contre une sortie de l’UE sans accord («no deal»). «Mais cela ne change rien tant qu’il n’y a pas d’accord (alternatif)», a-t-il martelé.

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«Il est très possible que le Parlement vote symboliquement pour dire qu’il ne veut pas d’un no deal… mais ce qui va se passer ensuite, c’est que le Royaume-Uni va quitter l’UE le 29 mars parce que c’est ce que prévoit la loi.»

L’ancien maire de Londres a ajouté que d’éventuels amendements à la motion qui sera soumise mercredi au vote des députés, dans le but de rendre totalement impossible un «no deal», n’aurait à ses yeux «aucune force légale».

«Le gouvernement de Theresa May doit retourner à Bruxelles pour négocier un accord», a-t-il conclu.

L’ancien patron du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (Ukip), Nigel Farage, autre «Brexiter» de la première heure, a déclaré de son côté mercredi, à la sortie d’une réunion avec Michel Barnier, que le chef des négociateurs européens avait «peur» d’un Brexit sans accord.