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Cameroun : la nouvelle taxe sur les appareils mobiles suspendue

Les autorités camerounaises ont ordonné le lundi 19 octobre 2020, la suspension d’une nouvelle taxe controversée sur les appareils mobiles, a-t-on appris de source officielle. Signé par le secrétaire général de la présidence, le ministre d’État Ferdinand Ngoh Ngoh, l’ordre de suspension de la taxe a été adressé à la primature. Il donne instruction au Premier ministre, Joseph Ngute de “surseoir” à la taxe et de présenter “un mécanisme plus approprié de recouvrement”, à une date qui n’a pas été précisée.

 

La nouvelle taxe, qui est entrée en vigueur le 15 octobre 2020, applique un prélèvement de 33 % à tous les achats de nouveaux appareils mobiles au Cameroun. Il s’agit essentiellement de téléphones et de tablettes. Son entrée en vigueur a rencontré une opposition farouche de la part des citoyens camerounais, notamment les jeunes qui se sont mobilisés sur les réseaux sociaux en utilisant les hashtags #EndPhoneTax et #EndPhoneTax237.

 

Difficile de savoir si le Cameroun s’est inspiré du Nigeria voisin, où des manifestations mobilisées en ligne ont amené le gouvernement du président Buhari à mettre fin à une unité de police controversée. “Ce ne sont pas tous les combats qui se mènent dans la rue. Nous avons gagné celui-ci en ligne et par des réunions. Félicitations à la jeunesse camerounaise”, a tweeté l’un des activistes impliqués dans le mouvement.

 

De source officielle, jusqu’ici, moins de 100 millions de francs CFA étaient collectés par mois à l’importation des téléphones. Au cours de la période allant de 2001 à 2005, les douanes ont, au titre de la taxe sur les téléphones et terminaux numériques, engrangé des recettes de près de 25 milliards de franc CFA.

 

source : voaafrique.com




Ad Nunyalab


Ad Nunyalab

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