Trois semaines après son arrestation surprise à Tokyo, Carlos Ghosn a été inculpé ce lundi 10 décembre pour dissimulation de revenus sur cinq ans.

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Carlos Ghosn, P-DG, Renault-Nissan-Mitsubishi, Japon,
Carlos Ghosn et Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, le 26 juin 2018, à Yokohama (Jiji Press / AFP)

Il est arrivé dans l’archipel le 19 novembre à bord de son jet privé, tout-puissant patron de l’alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors. En l’espace de quelques minutes, son sort a basculé : interpellé par des enquêteurs du parquet sur des soupçons de malversations, le dirigeant âgé de 64 ans a aussitôt été envoyé dans une cellule d’un centre de détention du nord de la capitale.

Quelques jours plus tard, il était limogé de la présidence des conseils d’administration de Nissan et Mitsubishi Motors, sans un mot ou presque pour celui qui les avait naguère sauvés de la débâcle.

Lundi, le bureau des procureurs a décidé de le mettre en examen pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015, selon l’agence Kyodo et la chaîne publique NHK. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, a aussi été inculpé.

Nissan est également poursuivi en tant qu’entité morale, ont ajouté les deux médias, le parquet jugeant que la responsabilité de l’entreprise était aussi engagée, car c’est elle qui a remis les rapports incriminés aux autorités boursières.