Cedeao : le Ghana et la Gambie traduit en justice par des familles de migrants

Les familles de certains migrants ouest-africains qui auraient été tués en Gambie sous l’ancien Président Yahya Jammeh ont assigné les gouvernements de la Gambie et du Ghana à la Cour de justice de la Cedeao pour violation de plusieurs droits humains internationaux, dont le droit à des recours judiciaires.

Avec le soutien juridique du Sterling Centre for Law & Development (une organisation qui œuvre pour la promotion, le respect et la protection des droits de l’homme), les familles des migrants assistées par ANEKED ont déposé une plainte le 18 novembre dernier contre la Gambie et le Ghana devant la Cour de justice de la Cedeao.

A la suite des disparitions forcées et pendant des années, les organisations de la société civile ghanéenne et gambienne ont uni leurs forces avec le seul survivant et les familles de ceux qui ont disparu pour faire campagne afin que les responsables soient tenus pour responsables dans le cadre de procès équitables. Cependant, leurs demandes sont tombées dans l’oreille d’un sourd.

Malgré les promesses des deux gouvernements en 2009 de « poursuivre par tous les moyens disponibles, les arrestations et les poursuites de toutes les personnes impliquées » dans cette affaire, aucune mesure significative n’a été prise alors même que des preuves sont apparues que les migrants ont été assassinés, par les « Junglers », un escadron de la mort qui régnait en force sous l’ancien Président gambien, Yahya Jammeh.

En juillet 2005, 44 migrants ghanéens ainsi qu’une douzaine d’autres ouest africains du Nigéria, du Sénégal, Togo et de la Côte d’Ivoire ont disparu en Gambie alors qu’ils se rendaient en Europe par voie maritime.

 

Avec Koaci
 

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