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Ces personnes sont mieux préparées face à toutes sortes de pandémies, selon les chercheurs

Les fans de films apocalyptiques, que ce soient sous les morsures des zombies, les rayons lasers des extraterrestres ou les maladies infectieuses, seraient plus résilients et mieux préparés face aux pandémies, selon une récente étude menée par des chercheurs d’universités américaine et danoise.

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Entre la fiction et la réalité, la frontière est si mince que le fait de voir aujourd’hui des hôpitaux débordés, des médecins en combinaisons blanches, un virus mortel qui se répand dans la population, des pillages (etc), semble plus correspondre au scénario de la plupart des bons films post-apocalyptiques qu’à la pandémie de covid-19 pour ce public. 

Selon les chercheurs, l’habitude de regarder ce genre de film leur a fait développer une certaine résilience psychologique dans des situations de crise, comme celle actuelle. Ils sont donc plus sereins, indique Top Santé.

310 volontaires ont été interrogés dans le cadre de l’étude publiée le 30 juin sur le site psyarxiv, qui regroupe des prépublications, et fait actuellement l’objet d’une révision par la revue Social Psychology and Personality Science, sur leurs préférences en matière de films et leurs habitudes de visionnage, ainsi que sur leur état d’esprit face à la pandémie. 

Ils ont également été invités à s’exprimer sur les niveaux d’anxiété, de dépression, d’irritabilité et d’insomnie qu’ils traversaient pendant cette période.

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Il s’est avéré que ceux qui préfèrent les films d’horreur semblaient moins perturbés par la crise que les autres. D’un autre côté, les personnes qui aiment les « films de survie », dans lesquels la société est en train de s’effondrer, se sont montrés plus résistants et mieux préparés, tant sur le côté mental que pratique, car il sont “préparés” à ces catastrophes. 

En général, ils sont moins stressés, moins irritables et moins sujets aux insomnies que les autres en période de pandémie ; ils sont “moins enclins à des états mentaux négatifs” selon Coltan Scrivner, auteur de l’étude et psychologue spécialisé dans la curiosité morbide à l’université de Chicago.

“Vous l’avez vu une centaine de fois dans les films. Ça ne vous prend pas au dépourvu”.

“Notre capacité à nous plonger virtuellement dans des mondes de fiction est un cadeau de la sélection naturelle : cela nous prépare mieux aux différentes situations, qu’elles soient stressantes ou effrayantes” ajoute Mathias Clasen, psychologue à l’Université d’Aarhus (au Danemark) et co-auteur de l’étude. 

« Nous pensons que les gens apprennent par procuration. C’est comme si, à l’exception de la pénurie de papier toilette, ils savaient à peu près quoi acheter », a expliqué au Guardian Coltan Scrivner.

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Le fait d’être attiré par un film et de s’identifier aux personnages permet de « répéter involontairement les scénarios », a-t-il ajouté. « Comparé à quelqu’un qui n’a jamais simulé la fin du monde, vous serez mieux placés parce que vous avez cette expérience par procuration », a-t-il conclu.

En exemple, le psychologue a cité Contagion, sorti en 2011 et qui a regagné en popularité avec la pandémie, dans lequel un virus mortel extrêmement contagieux provoque une panique mondiale. Le remède miracle appelé forsythia se retrouve victime de son succès et provoque le chaos, rapporte Sputnik.

« C’est similaire à ce qui se passe avec le médicament anti-paludisme [l’hydroxychloroquine recommandée par le Pr Raoultndlr», a souligné M. Scrivner. « Il y aura toujours des gens qui vanteront les mérites d’un remède miracle face à une telle situation, et ce que vous en retirez, c’est que vous devriez peut-être être sceptiques ».



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