La propriétaire de l’animal est convoquée le 6 juin prochain devant le tribunal d’instance de Rochefort.

Les voisins, qui habitent juste à côté de l’enclos de l’animal, se plaignent de nuisances sonores.
Les voisins n’en pouvaient plus d’être réveillés par le chant du coq. Jeudi dernier, une habitante de l’île d’Oléron a reçu une convocation devant le tribunal d’instance de Rochefort pour régler le litige qui oppose son coq Maurice à des propriétaires d’une maison de vacances située à côté de l’enclos de l’animal.

Depuis deux ans, la situation s’est envenimée entre la propriétaire du gallinacé et ses voisins. Ces derniers disent souffrir de “nuisances sonores” et réclament le départ du coq. Après une première plainte, puis une lettre d’un conciliateur juridique, l’affaire sera tranchée au tribunal le 6 juin prochain.

La jurisprudence semble plaider en sa faveur. En 1995, la cour d’appel de Riom avait décidé d’annuler la destruction d’un petit élevage de gallinacés.

“La poule est un animal anodin et stupide au point que nul n’est encore parvenu à le dresser, pas même un cirque chinois”, écrivait la cour dans son arrêt.

La propriétaire de l’animal, qui a décidé de porter plainte pour harcèlement moral ce lundi, a également reçu le soutien d’une pétition qui a recueilli près de 35.000 signatures.

Par ailleurs, en 2018, le maire de l’île a pris un arrêté municipal pour rappeler le caractère rural de l’île et réaffirmer le droit de ses habitants de posséder une basse-cour, rappelle la chaîne publique.

Ce n’est pas la première fois que la tranquillité de l’île d’Oléron est brisée par le bruit d’un coq. En 2018, le propriétaire d’un autre coq avait ainsi reçu une lettre contenant une menace de mort.

Avec BFM TV