« Charlie Hebdo » choque en Angleterre avec sa une sur Meghan Markle et la reine (photo)

Charlie Hebdo a fait vraiment fort avec cette caricature qui rebondit sur le « clash médiatique  » entre le couple Harry et Meghan Markle et Buckingham Palace!

Le média a mis en Une la reine Elizabeth II, sourire aux lèvres, le genou posé sur le cou de Meghan Markle. « Pourquoi Meghan Markle a quitté Buckingham ? » s’interroge Charlie. « Parce que je ne pouvais plus respirer », répond l’épouse du prince Harry, qui semble suffoquer. Leur posture rappelle les circonstances de la mort de George Floyd en mai 2020 à Minneapolis, sous le genou d’un policier, avec son : « Je ne peux plus respirer », prononcé juste avant de décéder. 4

Cela a provoqué un tollé en Angleterre, selon The Guardian et The Independent, et de vives critiques sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes ont accusé  Charlie Hebdo de mettre au même niveau la mort dramatique de George Floyd et les accusations de racisme du couple, lors de l’interview accordée à Oprah Winfrey.

« #CharlieHebdo, c’est faux à tous les niveaux. La reine qui écrase le cou comme le meurtrier de George Floyd ? Meghan disant qu’elle est incapable de respirer ? Cela ne repousse pas les limites, ne fait rire personne ni ne conteste le racisme. Il rabaisse les problèmes et offense, à tous les niveaux », a écrit sur Twitter Halima Begum, directrice générale du Runnymede Trust, un groupe de réflexion britannique sur l’égalité raciale.

 Des propos qui font écho à ceux de l’association Black and Asian Lawyers For Justice qui fustige le « racisme français à son apogée », des « conneries de suprémacistes blancs » et un « racisme scandaleux, dégoûtant et fasciste » dans un autre tweet, rapporte Le Point.

Le dessin publié le 19 mars par le média semble avoir échappé aux Anglais. On y voit Elizabeth II avec son mari Philip au second plan. Rebondissant sur « l’ultraviolence des gangs », comme l’indique le titre au-dessus du dessin, la reine lance un « Meghan Markle, on va lui niquer sa race ».

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