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Chine : les empreintes digitales désormais requises pour les demandes de visa

Les Français souhaitant se rendre en Chine doivent désormais enregistrer leurs empreintes digitales dans l’un des quatre centres agréés par les autorités chinoises. Une nouvelle formalité qui risque de décourager bon nombre de candidats au départ.

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C’est une mesure qui risque de compliquer encore plus les départs vers la Chine. À compter du 15 juillet, les visas pour la Chine continentale deviennent biométriques et nécessitent donc l’enregistrement des empreintes digitales du demandeur avant le départ. Les requérants âgés de 14 à 70 ans doivent désormais se rendre en personne dans l’un des quatre centres agréés en France (Paris, Lyon, Marseille et Strasbourg) pour procéder, sur rendez-vous, au recueil des empreintes digitales.

Annoncée seulement le 28 juin dernier, cette nouvelle formalité est particulièrement contraignante pour les personnes résidant loin de ces centres, par exemple dans l’ouest de la France et les territoires d’outre-mer. En plus d’occasionner des frais de déplacement, elle pourrait forcer les salariés à poser un jour de congés. Jusqu’à présent, les démarches pouvaient se faire sans se déplacer en missionnant son agence de voyage ou des services de traitement de visa avec coursier.

Le «principe de réciprocité»

La plupart des professionnels du tourisme redoutent l’effet dissuasif de cette nouvelle démarche. «Nous demandons un moratoire auprès des autorités chinoises et françaises afin de laisser le temps aux tour-opérateurs de s’organiser. Au-delà, il faut ouvrir une réflexion sur les modalités d’obtention des visas afin de faciliter les échanges entre la France et la Chine», explique au Figaro Jürgen Bachmann, secrétaire-général du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto). Près de 1400 séjours ont déjà été annulés après l’annonce de la mesure, selon le Seto.

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Pour Josefa Casado, directrice générale de La Maison de la Chine (Les Maisons du Voyages), il n’y a pas lieu de dramatiser. «Cela complique évidemment notre travail, mais on a vécu pire que cela, on s’adapte», relativise-t-elle. «La Chine applique le principe de réciprocité. Les Chinois qui souhaitent visiter la France doivent eux-mêmes se soumettre à l’obligation d’enregistrer leurs empreintes digitales avant le départ lors de leur demande de visa Schengen. Ils ne disposent que d’une dizaine de centres agréés, ce qui est très peu à l’échelle d’un pays qui fait 14 fois la France. Malgré l’ouverture de nouveaux centres, il leur faut parfois parcourir 2000 kms pour finaliser leur demande», détaille Josefa Casado, qui assure qu’aucune annulation n’a été enregistrée parmi ses clients du fait de ces nouvelles mesures.

Visiter la Chine sans visa, c’est possible

La Maison de la Chine est le seul tour-opérateur français à traiter directement avec China Bridge, le centre de délivrance de visas agréé par l’ambassade de Chine. À Paris, l’agence de voyage dispose d’un créneau quotidien lui permettant de soumettre une vingtaine de dossiers par jour. La Maison de la Chine a édité une notice explicative pour aider ses clients à remplir le nouveau formulaire en place depuis le 10 mai dernier. Un formulaire électronique de neuf pages encore plus complexe que le précédent, dont certaines questions peuvent dérouter (adresse des parents, adresse du dernier hôtel visité lors du dernier séjour en Chine…). Les clients qui préfèrent laisser l’agence remplir le formulaire de demande peuvent aussi solliciter un accompagnement personnalisé.

Les voyageurs qui se laisseraient décourager par ces formalités peuvent toujours se rendre en Chine sans visa. Plusieurs villes (Shanghai, Pékin, Chengdu…) et provinces (Hubei, Sichuan, Yunnan…) proposent en effet des transits sans visa valables 144 heures (6 jours). Pour en bénéficier, il faut entrer sur le territoire via les aéroports, ports et gares listés par les autorités et poursuivre son voyage dans un pays tiers à la suite des 144 heures.

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Depuis un mois, Les Maisons du Voyage proposent d’ailleurs un circuit «La Chine sans visa» d’une durée de 13 jours/10 nuits (dès 2250€) passant par Pékin, Hong Kong, Hangzhou et Shanghai. «D’autres itinéraires réalisables sans visa sont à l’étude, assure Josefa Casado. Malgré un renforcement des contrôles, la Chine ne s’est jamais autant ouverte aux touristes.»

À noter que depuis le 1er mai 2018, les ressortissants français peuvent se rendre sur l’île de Hainan sans visa pour des séjours inférieurs à 30 jours. En outre, ils sont exemptés de visa pour des séjours de moins de 90 jours dans les régions autonomes de Hong Kong et Macao.

Avec Le Figaro

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