Cinq ans après son très grave accident de ski à Méribel, en Savoie, le plongeant dans le coma, le mystère entoure toujours l’état de santé du septuple champion du monde de F1, Michael Schumacher qui a 50 ans ce jeudi.

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Michael Shumacher (Archives)

C’est à peu près la seule chose que l’on puisse avancer avec certitude. Depuis, l’ancien champion de Formule 1 vit cloîtré dans sa maison suisse au bord du Lac Léman.

Un mur de silence

Son état de santé est d’ailleurs devenu l’un des secrets les mieux gardés de la planète. Même le surpuissant quotidien allemand Bild, qui a affecté plusieurs journalistes sur le dossier, se heurte à un mur de silence.

Avancer une quelconque information, un quelconque diagnostic, c’est faire face à un démenti systématique de la famille via l’incontournable attachée de presse Sabine Kehm, qui gère la communication familiale.

A Gland, en Suisse, où vit l’ancien champion, les habitants affirment également que rien ne filtre. Ils n’ont pas vu un membre de la famille Schumacher depuis très longtemps.

Il ne vivrait pas cloué au lit. Mercredi, veille de l’anniversaire, un court message a toutefois été publié sur les réseaux sociaux par la famille Schumacher. Elle affirme que l’état de santé de l’ancien champion, sujet hautement sensible, doit rester privé.

“Michael est entre les meilleures mains”, précise le communiqué. Seul son père Rolf a fait une exception le mois dernier dans la presse anglaise, indiquant que son fils ne vivrait pas cloué au lit et ne serait plus sous assistance respiratoire.

“C’est à la famille de décider”, estime Alesi. Pour l’ancien pilote de formule 1 Jean Alesi, qui a longtemps affronté Michael Schumacher sur les circuits, cette discrétion est compréhensible : “Aujourd’hui, Michael est à la maison.

C’est à la famille de décider s’il faut communiquer ou pas sur le fait qu’il y a des évolutions sur son état de santé. Il faut accepter cela”, insiste le sportif au micro d’Europe 1.

Selon lui, c’est déjà “tout à l’honneur de la famille de diffuser des bulletins de santé à la presse et donc au grand public”.

Un champion que personne n’a oublié

Reste que cette discrétion extrême contraste avec l’engouement mondial autour d’un champion que personne n’a oublié. À commencer par son propre fils, Mick Schumacher, pilote prometteur qui marche sur les traces de son père.

Dans l’une de ses très rares prises de parole, fin novembre, à la télévision allemande, il lui a rendu hommage : “Mon papa était le meilleur. C’est aussi mon idole”, expliquait-il. “Ça me réjouit qu’on me compare à lui et que d’autres champions du monde se comparent à mon père”.

La flamme pour celui que l’on surnommait le “Baron Rouge” est toujours vivace chez les passionnés. Une exposition à sa gloire sera d’ailleurs inaugurée jeudi matin au siège de Ferrari, en Italie. La fondation “keep fighting”, portée par l’épouse de Michael Schumacher, continue également le combat.

Mais ce combat est très difficile. Depuis son accident le pilote n’a donc plus jamais été revu en public. De nombreux neurochirurgiens estiment qu’à 50 ans les chances qu’un cerveau se régénère après un tel accident sont de plus en plus faibles.

Avec europe1.fr