Commerce avec la Chine : le Kenya réalise un coup de maître

Commerce avec la Chine : le Kenya réalise un coup de maître

Crédit Photo : Zone Bourse

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Le Kenya exportera la quasi-totalité de ses produits vers la Chine sans droits de douane, a annoncé ce jeudi 15 janvier 2026 son ministre du Commerce, alors que le pays d’Afrique de l’Est, comme nombre d’Etats du continent, souffre des barrières tarifaires imposées par l’administration Trump aux Etats-Unis.Nairobi a vu ses droits de douane augmenter de 10% pour ses produits exportés aux Etats-Unis, la hausse tarifaire la plus faible accordée par Washington à ses partenaires commerciaux.Mais le Kenya a également été ébranlé par l’expiration en septembre de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un accord qui permettait à de nombreux produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane.

La chambre des représentants américaine a finalement approuvé mardi une prolongation de trois ans de l’AGOA, dont bénéficiaient une trentaine d’Etats africains. Mais le Sénat ne l’a pas encore votée.

L’accord Kenya-Chine vise à diversifier les marchés des produits kényans et à « réduire les déséquilibres commerciaux », a expliqué le ministre du Commerce kényan Lee Kinyanjui dans un communiqué.

L’accord permettra à 98,2 % des exportations kényanes, notamment ses produits agricoles, d’être vendues en Chine sans droits de douane, a-t-il précisé.

D’après des statistiques officielles, le Kenya avait exporté pour environ 89 millions d’euros vers la Chine les neuf premiers mois de 2025, contre près de 400 millions d’euros vers les Etats-Unis sur la même période.

« Nous ne voyons aucune contradiction entre la conclusion d’un (accord) d’accès au marché de la Chine d’une part et notre forte volonté de renouveler l’AGOA d’autre part », a assuré Korir Sing’oei le secrétaire d’Etat kényan aux Affaires étrangères, sur X.

L’accord Kenya-Chine doit encore être ratifié par le parlement kényan, a précisé le ministère du Commerce kényan à l’AFP.

L’année dernière, le sénateur américain James Risch avait appelé à une enquête sur les relations commerciales entre Nairobi et Pékin, qui a beaucoup financé les infrastructures du pays.

Selon des médias kényans, des pressions américaines ont retardé l’accord avec la Chine. Korir Sing’oei a toutefois rejeté cette semaine ces affirmations, les qualifiant de « totalement infondées ».

Mardi, le républicain Jason Smith, cadre du Congrès américain, a appelé à la finalisation urgente de l’accord AGOA, avertissant que Pékin avait réalisé d’énormes investissements pour « monopoliser » le marché africain.

© Agence France-Presse

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