Condamné à 56 mois de réclusion criminelle pour pédophilieUn jeune homme, alors âgé de 18 ans au moment des faits, a été condamné par la Cour d’assise de Lomé à 56 mois de réclusion criminelle pour avoir abusé sexuellement d’une fillette de douze (12) ans.

Il ressort des faits de l’espèce, que le 10 septembre 2011, le jeune Kokou, apprenti-maçon, à la demande de la femme de son maître, accompagna leur fille, âgée de 12 ans, au marché d’Adidogomé (banlieue Nord-Ouest de Lomé) pour vendre des pintades. Chemin faisant, sous le prétexte d’aller prendre une douche, il conduisit la fillette chez lui, où il eut des rapports sexuels avec elle. Par la force des choses, il a été découvert et déféré à la prison civile de Lomé. Durant la procédure, le jeune apprenti reconnut les faits, qui lui sont reprochés, tout en précisant que c’était la deuxième fois qu’il couchait avec la fillette de son maître.

La sentence tomba, 56 mois de réclusion criminelle pour celui qu’il convient d’appeler pédophile conformément aux faits de l’espèce. Un verdict qui ne laisse point indifférent les spécialistes du Droit.

Avis d’un spécialiste du Droit

Cet acte du jeune Kokou, loin d’être la seule dans nos communautés, est souvent mis sous le boisseau par les parents des victimes pour diverses raisons, dont la méconnaissance des textes de loi en la matière.

Maître Claude Amégan, avocat au Barreau de Lomé,  interrogé par nos confrères de la radio nationale sur l’âge que devrait avoir l’auteur avant de parler de pédophilie, explique, « Ce n’est pas l’écart d’âges qui cause le problème, du moment où l’acte est commis avec une fille qui a moins de 15 ans, ou qui a 15 ans seulement, on estime que c’est par fraude de sa conscience qu’on est amené à poser de tels actes. »

« L’auteur s’il a 18, 19, 20 ans, etc., il y a pédophilie. Le crime est commis et la sanction vient. Il faut que les gens soient conscients qu’on ne peut pas s’amuser avec les petites filles sur le plan sexuel, ces actes sont gravement sanctionnés par la loi. »

« Les crimes sexuels abondent dans notre pays, estime-t-il, et il y a lieu de se poser des questions et envisager des voies d’éradication. On condamne les gens, autant ces crimes continuent. Le travail de sensibilisation doit s’accentuer pour qu’on comprenne qu’on ne peut plus aujourd’hui s’amuser de cette façon avec le sexe contre la volonté de l’autre ou continuer par manipuler la conscience des petites filles pour abuser d’elles. »

Casimir Lamboni