Le Fonds Monétaire International (FMI) vient d’octroyer 448,6 millions de dollars sur trois ans au petit pays pétrolier d’Afrique centrale, le Congo-Brazzaville, officiellement asphyxié par la chute des prix du baril depuis 2014.

En contrepartie de son programme d’aide, le FMI sollicite “la transparence de la gestion des ressources publiques, plus particulièrement dans le secteur pétrolier”.



Le FMI suggère par exemple aux autorités “de mettre sur pied la nouvelle haute autorité de lutte contre la corruption”.

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Le pétrole représente la moitié des recettes du Congo-Brazzaville. L’or noir y nourrit aussi la “malédiction des ressources”, expression également utilisée pour l’autre Congo, où la richesse du sous-sol n’a d‘égale que la pauvreté des deux tiers de la population et la corruption dénoncée par le nouveau président Félix Tshisekedi.

Par ailleurs, au pouvoir depuis 35 ans au total (1979-1992, puis depuis 1997), le président Denis Sassou Nguesso et ses proches font l’objet d’enquêtes en France dans l’affaire dite des “biens mal acquis”, des détournements de fonds publics présumés.

Entre la lutte contre la corruption, le poids de la Chine, les dettes cachées, la position du FMI est bien claire.  “La mise en œuvre du programme reste exposée à des risques considérables, parmi lesquels la volatilité des prix du pétrole et d’éventuelles difficultés à inscrire l’effort de réforme dans la durée”, conclut le FMI. 

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L’accord avec le FMI est “une joie que le gouvernement partage avec tous les Congolais”, a estimé le Premier ministre Clément Mouamba.

C’est une bonne nouvelle. Mais c’est juste le début d’un programme. Il ne faut pas se tromper, ce qu’on nous demande, c’est plus de rigueur, de prudence et de transparence”, a estimé de son côté l’opposante Claudine Munari.

Avec Africanews