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Cryptomonnaie : Le marché des crypto-arts, non-fungible tokens rend riche

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L’annonce a fait grand bruit dans le secteur des non-fungible token (NFT, « jetons non fongibles »), ces lignes de code renvoyant à une œuvre virtuelle dont l’authenticité est garantie grâce à la technologie de la blockchain. 

Le 4 janvier, OpenSea, l’une des principales places de marché dans ce domaine, a levé 300 millions de dollars (264 millions d’euros), portant sa valorisation à 13,3 milliards de dollars.

Le marché des crypto-arts connaît un essor tel que le Financial Times l’évalue à 41 milliards de dollars. Soit presque autant que le marché de l’art traditionnel, estimé autour de 50 milliards de dollars.

« Je situerais plutôt le volume autour de 22 milliards à 27 milliards de dollars », nuance toutefois John Egan, directeur de L’Atelier BNP Paribas, une filiale de la banque spécialisée dans la recherche et l’innovation. Mais, précise cet observateur aguerri, « c’est déjà beaucoup pour un domaine dont les gens ignoraient presque tout il y a encore un an ».

Depuis le record de 69 millions de dollars décroché, en mars 2021, chez Christie’s, par un NFT de Beeple, un artiste alors inconnu, le monde entier s’est engouffré dans la brèche.

Sotheby’s, qui, en un an, a vendu pour 100 millions de dollars de NFT, a comptabilisé 78 % de nouveaux acheteurs, dont la moitié ont moins de 40 ans.

L’essor est tel que la marque Nike envisage de produire des sneakers virtuels, tandis que l’ex-première dame des Etats-Unis Melania Trump vend, en janvier, le NFT d’un dessin reproduisant son regard azur… « On a tous les éléments d’une “mania”, résume M. Egan. Les gens achètent des choses qu’ils ne comprennent pas, souvent triviales. Et ce marché connaît d’énormes manipulations et des transactions douteuses. »

Avec : Le Monde