Cybercriminalité en Afrique : bonne pêche pour l’Interpol

Credit Photo : DR

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Les polices de 16 pays d’Afrique ont arrêté 651 personne et démantelé, en près de deux mois, d’importants réseaux de cybercriminalité qui avaient extorqué près de 38 millions d’euros à des centaines voire des milliers de victimes, a annoncé ce jeudi 19 février 2026 Interpol.

Promesses trompeuses d’importants profits, fraudes aux services de paiement ou d’emprunt par téléphone mobile, faux investissements en cryptomonnaies, le tout grâce à des vols massifs de données personnelles en ligne ou de fausses applications mobiles… la palette des moyens utilisés par les escrocs, décrite par l’organisation internationale de police criminelle dans un communiqué, est impressionnante.Interpol a coordonné et soutenu cette opération baptisée Carton Rouge 2.0 dans 16 pays du continent, du 8 décembre au 30 janvier: elle a conduit à l’arrestation de 651 personnes et la saisie de plus de 4,3 millions de dollars américains (environ 3,6 M EUR), mais sur un préjudice total évalué à plus de 45 M USD (environ 38 M EUR), détaille le communiqué.

Les polices nationales ont identifié 1.247 victimes, « principalement en Afrique mais aussi dans d’autres régions du monde », mais elles sont probablement bien plus nombreuses puisque Interpol les « encourage » à se faire connaître des autorités de leurs pays.

Les arrestations et saisies, sous l’égide de l’African Joint Operation against Cybercrime (AFJOC), une initiative financée par le ministère britannique des Affaires étrangères, ont été menées dans 16 pays: Angola, Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Tchad, Gabon, Gambie, Ghana, Kenya, Namibie, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.

La police a démantelé par exemple au Nigeria un réseau de fraude à haut rendement utilisant la technique du phishing pour vendre de faux investissements en actifs numériques. Ou bien en Côte d’Ivoire où 58 personnes ont été arrêtées dans une opération ciblant la fraude aux prêts via téléphones mobiles visant les populations pauvres pour ensuite les recouvrer par des « pratiques abusives » et imposer d’importants frais.

© Agence France-Presse

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