Des chercheurs belges font une avancée majeure vers la guérison du Sida

Dans le monde, on estime que 37,9 millions de personnes sont contaminées par le virus du Sida, le VIH. Si la maladie n’est aujourd’hui plus considérée comme une mortelle, mais comme une affection chronique, il reste que les malades ne peuvent jamais totalement en guérir. Les personnes atteintes ont pour seul espoir la prise d’un traitement, qui permet de “maintenir le virus sous contrôle durant toute leur vie”.

Comme le rappellent les chercheurs de l’Université de Gand (Belgique), “le système immunitaire reste atteint” malgré la prise de comprimés. “Les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer sont donc plus élevés chez les patients séropositifs” car des “réservoirs viraux” subsistent. On peut donc facilement comprendre combien il est essentiel d’éliminer totalement le virus. Ce qui était jusqu’ici impossible puisqu’on ignorait où se cachaient ses résidus.

Mais une découverte des chercheurs de l’université belge, révélée en septembre 2019, va peut-être permettre de changer la donne. Ils ont identifié où se cache le virus lorsqu’il est combattu par les traitements anti-VIH, ce que l’on ne parvenait pas jusqu’ici à déterminer. Pour ce faire, ils ont analysé le virus présent chez onze patients volontaires, qui ont arrêté leur traitement le temps de faire réapparaître la charge virale.

« Le VIH se cache dans des cellules immunitaires spécifiques du corps et reste ainsi sous le radar. Lorsque le patient interrompt la prise d’inhibiteurs du VIH, le virus peut resurgir à partir de ces cellules et provoquer une remontée de la charge virale. Notre étude montre que, contrairement à ce que l’on pensait, les cellules immunitaires qui se divisent beaucoup sont co-responsables de ce réservoir viral », détaillent les scientifiques.

Source : Maxisciences

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