Des hackers ukrainiens font sauter une base militaire russe en draguant des soldats

Au début de la guerre en Ukraine, des soldats russes avaient trahi leur position en draguant des femmes ukrainiennes sur Tinder. Aujourd’hui, ce sont des hackers ukrainiens qui, se faisant passer pour de jeunes femmes, ont réussi à faire sauter une base militaire russe.

Nikita Knysh fait partie de ce groupe de professionnels. L’ancien membre du service de sécurité ukrainien s’est confié au journal britannique Financial Times sur les raisons qui l’ont poussé à piéger les soldats russes, et aussi sur la manière dont il a procédé.

Peu de temps après l’invasion russe en Ukraine, l’informaticien a créé “Hackyourmom”, une équipe de trente hackers dont le but est de mettre à mal l’armée russe en créant, notamment, de faux profils de jeunes femmes attirantes sur Facebook, ainsi que sur des applications et sites de rencontre, et aborder des membres de l’armée ennemie. À mesure que les conversations se sont faites plus intimes, les hackers ont convaincu leurs correspondants d’envoyer des photos d’eux sur le front. Lorsque ceux-ci ont accédé à leur demande, ils ont, bien malgré eux, divulgué leur position. Hackyourmom a alors envoyé ces précieuses informations à l’armée ukrainienne.

C’est ainsi que, selon l’expert, l’armée a découvert qu’une base militaire située près de Melitopol, dans le sud de l’Ukraine, avait été abandonnée par les Russes. Les troupes ukrainiennes en ont profité pour la détruire quelques jours après avoir reçu ces informations. “Ma première pensée a été de me dire que j’étais efficace, que je pouvais aider mon pays. Puis, j’ai réalisé que je voulais en faire plus, que je voulais découvrir plus de bases, encore et encore”, a expliqué Maxim, un autre membre du groupe de hackers.

Parmi leurs autres faits d’armes, les pirates ont hacké certains réseaux de caméras de surveillance en Biélorussie et dans les villes occupées d’Ukraine, ils ont pris le contrôle de chaînes de télévision russes pour y diffuser des informations non censurées sur la guerre et fait tomber certains sites russes, ou encore, ont massivement diffusé de la propagande contre la guerre initiée par la Russie sur l’application Telegram.

Avec 7sur7

Similaires