Didier Drogba : « (…) ils nous avaient battus », le footballeur se livre avant son grand retour à l’OM (vidéo)

Credit Photo : DR

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Didier Drogba, va faire son retour à l’Orange Vélodrome. Même si le buteur a pris sa retraite et que l’OM a désormais Arkadiusz Milik pour occuper la pointe de son attaque, cela reste un évènement. Ce sera donc pour un match de bienfaisance, au profit des actions de l’UNICEF en Côte d’Ivoire qui tiennent à cœur à celui qui fut également le capitaine de sa sélection. Le casting est énorme avec 63 personnalités qui vont prendre part à ce match « OM Legends » contre Team UNICEF. À quelques jours du coup d’envoi, l’attaquant entré dans la légende en une seule saison à l’OM a donc accepté de donner au Phocéen une interview.

Didier, la première question a dû t’être déjà posée 5 400 fois, mais ça te fait quoi de te dire que tu vas rejouer à l’Orange Vélodrome ?

Didier Drogba : « Ça fait énormément plaisir, d’autant plus que la cause est noble, en partenariat avec l’UNICEF et la fondation Didier Drogba. C’est pour construire des classes et des écoles en Côte d’Ivoire. On parle d’éducation donc je suis très content et excité aussi ».

Excité parce que tu vas jouer pour la première fois avec certaines de tes idoles olympiennes ?

D.D : « Oui, comme Monsieur Fabrizio Ravanelli. Lui, il était « al dente ». C’était un grand joueur, de classe internationale, qu’on a eu la chance d’avoir à Marseille et qui nous a rendu de très grands services. Et puis bien sûr mes frères comme Djibril Cissé et Mamadou Niang. Ça me fera vraiment plaisir aussi d’évoluer auprès d’Eric Di Meco, qui est une légende, une légende de ce club, même dans la ville de Marseille. C’est un pur produit d’ici. J’aurais aussi beaucoup de plaisir de retrouver Fabien Barthez ou Habib Beye avec qui j’ai joué sous ce maillot. Quand j’y pense, on a vraiment une très très belle équipe ».

En face, tu auras Ricardo Carvalho, qui t’avait recruté au Vél lors d’un OM-Porto en 2003 (2-3)

D.D : « C’est normal, je l’avais tellement fatigué… J’avais marqué, mais ils nous avaient battus. Ça avait été un match très rugueux où Ricky, comme à son habitude, mettait des coups. Mais il était surpris parce que plus il en mettait, plus je revenais vers lui. Donc quand José Mourinho lui a demandé de faire un rapport d’après-match, il lui a dit qu’il fallait me recruter. Ce qu’il s’est passé l’été suivant quand ils sont allés tous les deux à Chelsea. C’est tout à son honneur et je serai content de le retrouver ».

Tu es déjà revenu dans une configuration parfaite en 2010 : en Ligue des champions, avec Chelsea qualifié, l’OM déjà qualifié, un match juste pour toi.

D.D : « C’était un moment particulier. Ce sont des moments que l’on vit très rarement dans une carrière de footballeur. J’ai eu l’opportunité de jouer un match de Ligue des champions contre Marseille, à l’Orange Vélodrome, avec Chelsea. Si vous y étiez, vous vous seriez sans doute aperçu que c’était beaucoup d’émotions pour moi et je n’ai pas pu, je veux dire, il ne m’est même pas venu à l’idée de marquer contre l’OM. C’était vraiment un match de gala. Mais on avait perdu et ça me reste encore en travers de la gorge. Moi, je joue pour gagner, et même pour ce match de bienfaisance. Il faut garder les bonnes habitudes. Marquer et gagner au Vélodrome ».

Attention, vous allez aligner Basile Boli derrière

D.D : « On a intégré cette donnée, on sait qu’il va falloir marquer beaucoup de buts parce qu’il ne va pas beaucoup courir, on va devoir s’en charger ».

Pour revenir à ce OM-Chelsea, ce que l’on ne savait pas à ce moment-là, c’est que tu aurais pu faire ton retour définitif, avec un transfert, quelques mois plus tôt. Ça avait discuté avec Didier Deschamps juste après le titre de champion.

D.D : « Oui, ça aurait pu. C’était une opportunité et malheureusement, elle n’a pas été saisie. Après, les choses se sont enchaînées, c’est le football, c’est comme ça ».

Bon, tu es resté à Chelsea et vous avez gagné la Ligue des champions en 2012.

D.D : « Je marque de la tête sur corner en finale à Munich, comme Boli. Comme pour Basile, corner tiré par un gaucher, je marque d’une tête croisée… Tout le scénario de ce but me rappelle la victoire de l’OM à Munich ».

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