Le chanteur DJ Kedjevara est considéré par de nombreux mélomanes de la musique ivoirienne comme un des artistes les plus sages et les plus consciencieux du mouvement « Coupé-décalé ». Un artiste doté d’une très grande humilité, jamais impliqué dans les histoires de clashs ou de buzz sur les réseaux sociaux.
En toute discrétion, il mène sa vie d’artiste à laquelle il a associé depuis quelques années, celle de producteur. A travers son label dénommé « 18 avril production », la star accompagne les carrières du jeune rappeur MC One, du faiseur de Coupé-décalé, Dj Moasco. Plus récemment, il a révélé un groupe de 3 jeunes rappeurs, dénommé les KGB, et bien d’autres.
Cependant, force est de constater que les choses n’ont pas toujours été faciles pour la star, qui est fils de la chanteuse Antoinette Alany. Rongé par les difficultés de la vie, il a fallu qu’il fasse la connaissance d’une personne avant que sa vie ne prenne une nouvelle direction. Il s’agit en effet de l’arrangeur David Tayorault, communément appelé Totorino.
« En toute sincérité, je dois ce que je suis aujourd’hui à Papa David Tayorault. Je connaissais papa David Tayorault mais pas personnellement. Ce sont ses fils que je fréquentais parfois quand j’allais à l’école. À cette période, ma mère séjournait aux États-Unis. La vie n’était vraiment pas rose pour moi. Même pour avoir de quoi me mettre sous la dent, c’était difficile. Quand maman a été libérée de la prison aux États-Unis et qu’elle a regagné le pays, elle a sorti quelques chansons, mais qui arrivaient difficilement à décoller. C’était difficile de joindre les deux bouts à la maison. Ma mère s’en étonnait car avant son départ pour les États-Unis, ses chansons étaient très appréciées des mélomanes ivoiriens », a-t-il confié à Media Prime.
