La diffusion en début de semaine d’un document, devenu viral sur les réseaux sociaux, par la BBC, continue de susciter des réactions. Resté silencieux toute la semaine, le président nigérian, Muhammmadu Buhari, dont l’Université est au cœur du scandale, a enfin rompu le silence.

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Le Nigeria a besoin de lois plus strictes pour protéger les filles et les femmes des abus. Je me félicite vivement des amendements proposés par l’Assemblée nationale à nos lois, à la suite des récentes révélations médiatiques d’abus sexuels dans nos établissements d’enseignement supérieur, a indiqué le président.

Je reconnais que notre pays doit faire plus pour lutter contre les incidents de violence et d’abus sexuels dans nos écoles; et toutes les formes de discrimination, de traite des êtres humains et de pratiques culturelles qui violent les droits des femmes, a-t-il poursuivi.

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J’exhorte nos organismes chargés de l’application de la loi et les administrateurs d’école à traiter de tels cas avec tout le sérieux et à veiller à ce que leurs auteurs assument les conséquences de leurs actes. La pratique consistant à faire taire et à faire taire les victimes doit également être découragée par tous, a-t-il martelé.

Pour rappel, « Sex for grades » est l’intitulé du documentaire d’enquête réalisé par la BBC, qui révèle au grand jour et dénonce les actes de harcèlement sexuel dans deux des plus prestigieuses universités d’Afrique : l’Université de Lagos au Nigeria et l’Université du Ghana. Filmé en caméra cachée, « Sex for grades », révèle les dessous des allégations selon lesquelles les universitaires exigent des faveurs sexuelles en échange de passage en année supérieure d’étudiantes.