Drame : 4 membres d’une famille de 5 personnes sautent l’un après l’autre du 7e étage d’un appartement pour se tuer

La police de la ville suisse de Montreux enquête sur ce qu’elle soupçonne être un “suicide collectif” impliquant une famille de cinq personnes.

Les personnes décédées, selon les rapports, ont sauté du septième étage de leur appartement l’une après l’autre et sont mortes.

Eric David, 40 ans, sa femme Nasrine Feraoun, 41 ans, sa sœur jumelle Narjisse et leur fille de huit ans ont été retrouvés morts au bas de l’immeuble jeudi dernier.

Le fils du couple, âgé de 15 ans, qui a survécu, a été grièvement blessé et se trouve actuellement dans le coma à l’hôpital.

Selon la police régionale vaudoise, la thèse du “suicide collectif” est à l’étude et les constatations effectuées laissent penser que “toutes les victimes ont sauté du balcon les unes après les autres”.

Dans un communiqué publié mardi 29 mars, la police a déclaré que des agents s’étaient rendus au domicile de la famille pour exécuter un mandat d’arrêt en relation avec l’enseignement à domicile d’un des enfants du couple.

Lorsque les agents ont frappé à la porte, ils ont entendu une voix demandant qui ils étaient, mais la maison est devenue silencieuse peu après.

N’ayant vu personne, les deux agents sont partis, mais on a découvert par la suite que la famille avait sauté du balcon de l’immeuble, haut de 65 pieds, et avait atterri sur le sol dur, entraînant leur mort.

« Avant ou pendant les faits, aucun témoin, y compris les deux policiers présents sur place dès 6h15 et les passants au pied de l’immeuble, n’a entendu le moindre bruit ou cri provenant de l’appartement ou du balcon.

Les investigations techniques ne montrent aucun signe précurseur d’un tel acte”, ont-ils ajouté, notant toutefois que “depuis le début de la pandémie, la famille était très intéressée par les théories conspirationnistes et survivalistes », a indiqué la police dans un communiqué.

Les autorités soupçonnent qu’il s’agit d’un suicide collectif car elles n’ont pu voir aucune trace de lutte pour suggérer le contraire.

Un voisin de la famille, Claude Rouiller, a déclaré au journal suisse Le Temps : “Nous n’avons rien entendu de leur maison, le père ne disait jamais bonjour dans le couloir et commandait de nombreux colis presque quotidiennement.”

La police a constaté qu’à l’exception de la sœur jumelle de Nasrine Feraoun, qui travaillait à l’extérieur, toute la famille vivait en quasi-autarcie, ayant amassé un stock bien organisé de divers aliments, occupant une grande partie de leur espace de vie mais leur permettant de voir venir une crise majeure.

Par ailleurs, seules la fillette de 8 ans non scolarisée et la jumelle de sa mère étaient enregistrées auprès des autorités, ce qui laissait supposer qu’elles pouvaient se cacher.

“Tous ces éléments suggèrent… la crainte que les autorités s’immiscent dans leur vie”, indique le communiqué de la police.

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