Une scène effroyable a choqué la population togolaise. Un enseignant a été battu à mort par un groupe d’élèves à l’occasion d’une rencontre de football qui a eu lieu à l’école primaire publique de Dodomé dans la commune du Golfe 3.
L’affaire a été saisie par le ministère de la Sécurité, de l’Éducation nationale et celui de la Justice et des droits humains.
Voici le communiqué

« Les ministres de la Sécurité, de l’Éducation nationale, de la Justice et des Droits humains informent l’opinion publique qu’un acte grave de violences en milieu scolaire survenu le 11 janvier 2026 sur le terrain de l’école primaire publique de Dodomé (commune du Golfe 3) a l’occasion d’un match de football organisé dans l’enceinte dudit établissement a entraîné le décès d’un enseignant.
Les faits sont survenus lorsque de jeunes individus ont tenté d’accéder au terrain par escalade des murs, malgré l’ouverture du portail principal. Alors que l’enseignant, assisté du gardien des lieux, leur demandait de respecter les règles d’accès et de sécurité propres au milieu scolaire, ceux-ci ont réagi par une agression violente, lançant des pierres et projectiles.
Grièvement atteint à la tête, l’enseignant a succombé à ses blessures après son évacuation vers une formation sanitaire.
À ce jour, l’enquête ouverte sur instruction du Procureur de la République à Lomé a permis aux services d’enquête de procéder à l’arrestation de neuf (09) suspects, âgés de 16 à 19 ans, placés en garde à vue. Les enquêtes se poursuivent afin de situer toutes les responsabilités.
Les ministres condamnent avec la plus grande fermeté ces actes inacceptables de violences en milieu scolaire.
Ils présentent leurs condoléances attristées à la famille de la victime, expriment leur solidarité à la communauté éducative et souhaitent un prompt rétablissement à l’agent de sécurité blessé.
Les ministres rappellent que les établissements scolaires sont des espaces protégés et appellent les populations, en particulier les jeunes, à la responsabilité, ou civisme et au respect des règles.
Ils rappellent, enfin, l’obligation de déclarer, auprès des services de sécurité territorialement compétents, toute activité ouverte au public afin de bénéficier d’un encadrement sécuritaire adéquat ».