L’affaissement de l’immeuble du grand marché d’Adawlato (Lomé), en  début de ce mois de juin, ayant occasionné neuf (9) victimes dont trois (3) décès et six (6) blessés semble amener le Gouvernement togolais à exiger la mise en œuvre effective du décret portant réglementation de la délivrance des actes d’urbanisme au Togo.

Le ministre en charge de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de Vie, Me Fiatouwo K. Sessenou, a démarré, ce vendredi 8 juin, une campagne de sensibilisation sur la nécessité d’obtenir le permis de construire avant tous travaux de construction.

Il s’est rendu successivement dans les quartiers Totsi et Attiégou à Lomé. Cette sortie inopinée a permis au ministre et sa suite d’identifier certains immeubles érigés dans ces quartiers sans permis de construire.

À Totsi, il s’agit notamment des immeubles qui abritent le siège de la chaîne de télévision satellitaire New World Tv et l’hôtel Mirambeau. À Attiégou, c’est un bâtiment scolaire à deux (2) niveaux, bâti sans permis, qui a été identifié.

Interpellé sur le drame du vendredi 1er juin, il a déclaré : Pour « le drame que nous avons connu au grand marché la dernière fois (…) le propriétaire de cet immeuble avait obtenu en 2011 un permis de construire pour un immeuble de 5 étages ».

« Curieusement, nous constatons aujourd’hui que le propriétaire a ajouté deux (2) niveaux, R+7 sans obtenir un permis pour les deux (2) derniers niveaux. Et nous déplorons les trois (3) morts et six (6) blessés », a-t-il regretté.

« Je crois que le Gouvernement doit, compte tenu de cette situation, agir non seulement pour continuer la sensibilisation, mais également prendre des sanctions contre ceux qui continuent d’agir ainsi », a-t-il poursuivi.

« D’où cette visite aujourd’hui pour prendre la population togolaise à témoin de l’effort que fait le Gouvernement et de l’incivisme de certains concitoyens de sorte que lorsque des mesures seront prises et que ces maisons feront l’objet de démolition, que des critiques acerbes ne viennent pas contre le Gouvernement », a-t-il ajouté.

Même si les services techniques n’ont pas encore rendu leur rapport sur les différentes causes de l’affaissement de l’immeuble d’Adawlato, cette révélation du ministre, montre à suffisance le manque d’étude technique avant l’ajout de ces deux étages dont la défectuosité a entraîné ce drame.

La Rédaction