>

Drame : un homme tué pour un paquet de cigarettes

Partager l'article

Facebook
Twitter
WhatsApp

Fin septembre, un homme avait été retrouvé mort, gisant dans une mare de sang, à la Cité internationale universitaire, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris. Jeudi, soit un mois et demi plus tard, deux individus ont été mis en examen et incarcérés. Il s’avère qu’il s’agissait d’une histoire banale qui a viré au tragique. L’homme est mort pour un paquet de cigarettes à 5 euros.

Après le décès, l’autopsie avait conclu que l’homme était mort des suites d’une chute de 5 mètres. Il s’agissait d’un Nigérian de 45 ans, relate «Le Parisien».

En charge de l’enquête, les policiers de la brigade criminelle de Paris ont par la suite récolté des témoignages et exploité les images de vidéosurveillance. Or la scène a été filmée.

Tout débute par un simple contentieux. L’homme de 45 ans achète un paquet de cigarettes à deux vendeurs à la sauvette. Mais il ne règle pas son dû: 5 euros. Le quadragénaire prend la fuite et les deux vendeurs lui courent après. Mais lors de sa fuite, l’homme a enjambé un buisson qui dissimulait une passerelle et un trou. Il est tombé dans le vide puis sa tête a percuté le sol.

Après enquête, les policiers ont réussi à identifier un des deux vendeurs. Celui-ci a été arrêté en début de semaine et a donné l’identité de son comparse. Il s’agit de deux Algériens âgés de 26 et 35 ans, en situation irrégulière en France. Ils n’ont pas d’antécédents judiciaires.

Les deux hommes admettent qu’ils ont couru après le voleur de cigarette mais soulignent qu’ils ne l’ont pas touché. Peuvent-ils être tenus responsables de la mort du quadragénaire? Pour leur avocate, la réponse est non: il s’agit d’un tragique accident.

Mais «Le Parisien» explique que le procureur estime au contraire que d’avoir donné la chasse à la victime constitue un acte de violence qui a entraîné le décès. Pour lui ils ont «commis des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner».

Le dossier est désormais dans les mains d’un juge, qui va décider si les deux hommes seront renvoyés devant une cour d’assises.