Drame : un père de famille emporté par la mer sous les yeux de ses filles

Le destin est si cruel que parfois même, un tout petit détail qu’il place sur notre chemin, peut carrément modifier le cours de notre existence et nous perdre. Définitivement. On pourrait ainsi résumer en ces quelques mots d’une triste teneur, ce qui est arrivé à Lucien Zokou, un coiffeur d’une quarantaine d’années.

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Selon les informations après une semaine harassante à rendre beaux les autres en leur faisant de belles coiffures, Lucien Zokou admet qu’il faut un « break ». Une sorte de pause, pour s’offrir des moments de détente.

Et à cet effet, il choisit de se rendre à la plage, pour profiter des bienfaits de l’air marin. Il évoque son idée à K.M. qui la partage entièrement. Ainsi, le dimanche 26 mai 2019, aux alentours de 15h, Lucien Zokou, flanqué de ses deux filles et de son ami, prend le chemin de la plage à Port-Bouët Palm-Beach (Côte d’Ivoire).

Une fois sur place un peu plus tard, ils dressent sur la plage, des draps sur lesquels ils s’installent. Ils ont également avec eux, de la boisson, de la nourriture et de l’eau potable. Entre quelques balades sur la plage et des petits tours dans l’eau de mer, les choses se passent très bien et chacun apprécie. Notamment les filles du coiffeur, qui semblent très contentes de cette sortie-détente à elle offerte par leur papa.

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Mais les belles choses ont bien une fin. Alors, un peu plus d’une heure plus tard, Lucien Zokou et son ami décident qu’il faut à présent rentrer à la maison. C’est au Terminus 32, dans la commune de Koumassi.

Les petites « demoiselles », qui auraient bien aimé poursuivre ces moments de grand bonheur, grognent. Mais papa a parlé et il faut s’aligner. Point barre. Toutes les affaires sont rangées et c’est le départ.

Mais alors qu’ils s’emploient à quitter la plage, Lucien Zokou estime que les grains de sable qui se sont collés à sa peau, le gênent vraiment et il lui faut s’en débarrasser. Là, son pote lui conseille de juste recourir à sa serviette, pour se nettoyer. Et cela, tout en poursuivant leur chemin jusque sur la grande voie où ils doivent emprunter un véhicule, pour rentrer.

Mais le coiffeur, lui, n’est pas de cet avis. Il choisit plutôt l’eau de mer, pour dégager les grains de sable collés sur ses jambes et sur ses bras. Et à cet effet, il court jusqu’en bordure de mer. Ainsi, quand les eaux des vagues mortes vont se retirer en vue de rejoindre leur lit dans la mer, il peut en récupérer avec ses mains, pour se nettoyer.

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Mais une fois là, au lieu de faire face à l’étendue d’eau, il fait plutôt dos à la mer. Comment expliquer cette posture à tout point de vue suicidaire ? On ne plaisante quand même pas avec la mer, en lui faisant carrément dos, au point de mépriser le danger qu’elle représente. Curieux tout ça.

Et alors que son ami lui hurle dessus pour qu’il adopte une posture frontale, la mer se montre agitée. Et tout d’un coup, une grosse vague se détache et vient s’abattre violemment et de tout son poids, sur le coiffeur. Lorsque la vague se retire, plus de Lucien Zokou à vue d’œil. Il est porté disparu. Tout le monde comprend alors, que le malheur est arrivé. Le coiffeur a été emporté par les eaux de la mer.

Les deux petites filles du pauvre Zokou sont inconsolables. Son ami aussi, qui comme fou, court dans tous les sens et appelle à l’aide. Saisis, les sauveteurs se jettent à l’eau et se mettent à explorer le fond de la mer. Des heures plus tard, soit aux alentours de 18h, ces jeunes gens retrouvent enfin Lucien Zokou. Mais hélas, pas dans l’état souhaité. C’est désormais un cadavre.

La police, informée, fait venir des agents sur les lieux, qui procèdent à un constat d’usage. Puis le corps sans vie est enlevé par les services des pompes funèbres et conservé à la morgue.

Avec L’infodrome

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