Du choix à la nécessité

nouveau-defi-pour-la-safer« La mauvaise qualité des infrastructures en Afrique notamment en matière d’alimentation électrique et en eau, de route et de technologie de l’information et de la communication coûte à chacun de nos pays deux (2) points de croissance chaque année et réduit la productivité de 40 % », a déclaré le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey ce lundi 13 mars 2017 à l’ouverture des travaux de la première session ordinaire du comité technique spécialisé (Cts) de l’Union africaine sur le transport, les infrastructures transcontinentales et interrégionales, l’énergie et le tourisme, la première du genre qui se tient à Lomé.

Au cours de cette assise de Lomé, il sera question du financement des infrastructures qui, demeure une préoccupation majeure pour l’Afrique qui se veut à l’horizon 2063, une Afrique unie, prospère et intégrée. « Investir dans les infrastructures sures, constitue donc le meilleur moyen de nous préparer efficacement à valoriser les potentialités énormes dont dispose le continent africain pour promouvoir le commerce et le tourisme comme facteurs clés de son développement. Ce n’est donc plus un choix dont on peut se passer volontiers sans conséquence aucune sur notre rythme de croissance et développement » a-t-il ajouté.

Le ministre a aussi invité les délégués à évaluer les progrès accomplis en matière de financement de grandes entreprises. La session de travail notamment l’examen du règlement intérieur du Cts et le projet de la liste des sous-comités seront aussi réalisés.

Pour Cheick Beda, président de la commission des infrastructures de l’Union africaine, il est crucial pour l’Afrique de trouver les moyens durables de mobiliser des financements adéquats pour les infrastructures. « Des sources potentielles de financement existent en Afrique. Trouver des moyens de libérer ces potentiels est extrêmement important. Nous serons appelés à faire des propositions concrètes sur les moyens de financer des projets d’infrastructures y compris pour la préparation, la structuration, la mise en œuvre et l’atténuation des risques liés aux projets d’infrastructures », a-t-il déclaré.

Notons que cette rencontre se tient sous la coupole de la commission de l’Union africaine en collaboration avec le Gouvernement togolais, la Banque africaine de développement et la commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique.

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