Parents, amis et habitants de Progreso, le village qui a vu grandir Emiliano Sala, sont venus s’incliner, pleurer, poser une main sur le cercueil du footballeur fauché en pleine ascension, alors qu’il s’apprêtait à réaliser son rêve de jouer en Premier League.

Une chapelle a été improvisée dans le gymnase du club de San Martin, son premier club où il a joué durant dix ans.



“C’est dur de voir son cercueil”, lâche, ému, le maire de Progreso, Julio Muller. “Il représentait beaucoup pour nous, c’était un garçon impeccable. Ici, on adore le foot et c’était le seul à avoir pu devenir un joueur professionnel. Et en Europe! Alors il faisait l’admiration de tous.”

“Les gens vont pouvoir se recueillir devant son cercueil, déposer une lettre, un dessin, des fleurs. Il représentait beaucoup pour nous, c’est un village ici, Emi était la célébrité, l’unique footballeur à réussir à devenir professionnel”, a dit le président du club San Martin, Daniel Ribero.

Derrière le cercueuil, recouvert de fleurs et d’un drapeau rouge et noir aux couleurs de San Martin, un grand poster du joueur avec le maillot du FC Nantes, rappelle le parcours exceptionnel du footballeur à Nantes. Devant le siège du club, une banderole dit: “Emi, tu ne marcheras jamais seul”, reprenant le mot d’ordre du club de Liverpool.

Le défenseur central de Nantes Nicolas Pallois, proche de Sala et le secrétaire général du FC Nantes, Loïc Morin, sont présents auprès de la famille d’Emiliano Sala. Deux dirigeants de Cardiff, qui avaient fait signer l’Argentin moyennant une indemnité de transfert de 17 millions d’euros, sont également présents aux obsèques.

L’hommage se terminera par une messe, donnée par le curé d’une paroisse voisine. La dépouille du joueur sera ensuite transférée à Santa Fé pour être incinérée.