Ensemble contre l’excision au Togo

Ensemble contre l’excision au TogoLa journée internationale contre les mutilations génitales féminines est célébrée ce samedi 6 février de par le monde.

Entre 130 et 140 millions de femmes et de jeunes femmes selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont subi ces mutilations qui englobent l’ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres.

Des raisons de convenances et d’intégration sociales, religieuses et/ou culturelles sont évoquées pour justifier cet acte qui ne présente aucun bienfait pour la santé ; bien au contraire, a des conséquences néfastes aussi bien physiques que psychologiques pour la gent féminine.

Le Gouvernement togolais depuis 1998 a pris la mesure de la situation pour enrayer ce phénomène.

À l’occasion de cette commémoration, la Ministre de l’Action sociale, de l’Alphabétisation et de la promotion de la Femme, Mme Tchabinandi Kolani Yentcharé dans son message de circonstance, a évoqué les efforts consentis depuis l’adoption de la loi N°98016 portant l’interdiction des mutilations génitales féminines au Togo, promulguée le 17 novembre 1998, et le soutien accordé au rendez-vous de la tolérance zéro en 2015.

Et les résultats sont concrets d’après une étude menée entre 1996 et 2010 : ‘le taux national dans la tranche d’âge de 0 à 49 ans, est passé de 12% en 1996, à 6,9% en 2006 et à 3,9% en 2010’, a-t-elle révélé.

Malgré les efforts consentis, ‘Force est de constater que les femmes et les jeunes filles continuent par être victimes de mutilations génitales féminines dont les conséquences entravent leur épanouissement et la réalisation de leur plein potentiel’, a-t-elle déploré.

‘Pour venir à bout de ce fléau, a-t-elle souhaité, il convient de mettre en œuvre, des initiatives coordonnées et systématiques, tout en impliquant l’ensemble des communautés sur la question des droits fondamentaux et celle de l’égalité des sexes.’

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