Préparer une liste de questions est indispensable avant un entretien d’embauche. Mais toutes ne sont pas bonnes à poser. Voici celles qu’il vaut mieux éviter.

Elles permettent de taper dans l’œil du recruteur et de montrer que vous êtes motivé et intéressé par le poste pour lequel un recruteur vous rencontre. Mais toutes les questions ne sont pas bonnes à poser en entretien d’embauche. En voici quelques-unes à éviter.

  1. Les questions inadaptées à votre interlocuteur

Selon la taille de l’entreprise à laquelle vous postulez, vous pourrez passer deux, trois, voire quatre entretiens avec des personnes différentes. Tout comme le contenu des discussions, vos questions devront être adaptées à la personne qui vous reçoit. « Les RH sont là pour vérifier la motivation des candidats, vérifier sa disponibilité ou encore aborder la question de la rémunération, mais il n’est pas compétent pour répondre à des questions très techniques réservées plutôt à un opérationnel », explique Thierry Lacroix, en charge du développement commercial chez Deloitte Afrique. De même, il est préférable de réserver vos questions d’ordre stratégique pour un décisionnaire.

  1. Les questions que vous n’êtes pas censé poser

Il y a les questions inadaptées à vos interlocuteurs et il y a celles qui ne sont pas en phase à avec ce que vous représentez à ses yeux. « Un senior ou manager qui pose des questions sur les perspectives d’évolution c’est étrange, affirme Thierry Lacroix, on attend de lui qu’il s’intéresse plutôt aux questions de stratégie, d’analyse de marché et de développement du business. Il doit montrer qu’il est arrivé à un niveau où il sait prendre du recul par rapport au travail de tous les jours ».

À l’inverse, de la part des profils juniors, c’est-à-dire entre zéro et trois ans d’expérience, les recruteurs attendent plutôt des questions sur l’évolution de carrière, les projets ou l’organisation des équipes. Et si jamais en tant que junior il vous prend l’envie de parler stratégie, mieux vaut savoir sur quel terrain vous vous embarquez : « Je ne vois pas de problème à ce qu’un jeune candidat m’embarque dans une discussion sur la stratégie de l’entreprise, mais dans ce cas, j’essaie de voir s’il a une vraie analyse sur la question ou s’il bluffe », confie le cadre de Deloitte.

Autre exemple, conclure un entretien d’embauche avec une question sur la suite de la procédure est une bonne chose, encore faut-il poser la bonne question. « On ne demande pas si l’on va être accepté, mais plutôt quand est-ce que le recruteur nous fera un retour et sous quelle forme », préconise Mounir Diabagaté, PDG du cabinet de conseil RH Qualivoire.

  1. Les questions « désabusées »

Une simple question peut révéler vos réelles intentions : « Il m’est arrivé que des candidats me demande nonchalamment de leur rappeler ce que fait l’entreprise », note Thierry Lacroix. Cette interrogation souligne le désintérêt du candidat ou du moins son manque de préparation, et donc de motivation. Dans le même registre, Mounir Diabagaté a eu d’autres exemples à ne pas suivre : « On m’a déjà demandé s’il fallait travailler toute la journée ou si le bureau était individuel. Ce sont des questions qui irrite les recruteurs et qui montrent que le candidat n’est pas prêt ».

  1. Les questions sans questions

Un type de question révèle particulièrement votre nervosité : les questions sans fin qui finissent par ne plus vraiment en être : « Il faut qu’une question débouche véritablement sur un échange et un partage des points de vue. Ce type de d’intervention n’a ni de sens ni d’intérêt puisqu’elle démontre que celui qui la pose a déjà un avis sur la question qu’il pose », estime le cadre de Deloitte.

Toujours en préparer

Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, il faut néanmoins toujours poser des questions plutôt que rester muet à la fin d’un entretien d’embauche. « Il faut arriver à montrer que vous avez fait votre travail en amont. Dans cette logique, poser des questions c’est dire “j’ai fait mes recherches et il y a des choses sur lesquelles vous pouvez m’éclairer” », conclut Thierry Lacroix.

Avec JeuneAfrique

La Rédaction