Eric Zemmour à Villepinte : violente bagarre entre anti-racistes et soutiens du candidat

S’il a été une réussite au niveau du nombre de personnes mobilisées et de retombées médiatiques, le premier meeting d’Eric Zemmour a vu un nombre incalculable de débordements.

D’abord, des opposants ont organisé une manifestation devant le Parc des expositions de Villepinte, engendrant une vague d’interpellations en début d’après-midi. Puis des journalistes de l’émission Quotidien ont été pris à partie par certains militants de l’ancien polémiste d’extrême droite.

Ils ont scandé “Quotidien dehors ! Quotidien collabo ! Tout le monde déteste Quotidien” avant de vouloir en découdre physiquement avec ceux qui ont dû être exfiltrés de la salle par le service d’ordre.

Puis, Eric Zemmour lui-même a été agressé par un homme au moment de traverser la marée humaine le séparant de l’entrée de la salle avec le podium sur lequel il a prononcé son tout premier discours de candidat à l’élection présidentielle. A trois quarts du chemin, un homme l’a attrapé au cou, provoquant une vague de stupeur dans son service d’ordre, obligé de neutraliser l’agresseur.

Des militants antiracistes infiltrés dans la salle du meeting d’Eric Zemmour

Et ce n’était pas terminé. Pendant son allocution, lors de laquelle il a présenté le nom de son nouveau parti, Reconquête, Eric Zemmour a pris un malin plaisir à chauffer à blanc ses partisans, parlant évidemment de sécurité et d’immigration, repris par des slogans “On est chez nous”, criés à une multitude de reprises. C’est à ce moment-là que plusieurs personnes du courant anti-raciste, qui étaient infiltrés dans la salle, ont décidé de se dévoiler.

Arborant des tee-shirts avec l’inscription “Non au racisme”, ces derniers ont protesté contre le courant anti-migratoire et pro-français scandé par l’ancien polémiste d’extrême-droite, rapporte Closer. Une chose qui n’a pas plu aux personnes présentes dans la salle. Une grosse bagarre a alors éclaté entre les anti-racistes et les soutiens du candidats. Coups, jets de chaises, hurlement… Un véritable chaos a été filmé, avant que toutes ces personnes soient dispersées par le service d’ordre, qui avait définitivement beaucoup de choses à gérer ce dimanche après-midi.

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