Ethiopie : un convoi de l’ONU essuie les tirs de l’armée

Le gouvernement éthiopien a admis que ses militaires ont tiré sur un convoi de l’ONU dans la région du Tigré mais il estime que c’est pour de bonnes causes.

“Ils (les membres de l’ONU; ndlr) ont forcé deux postes de contrôle pour se rendre à la hâte dans des zones où ils n’étaient pas censés aller et qu’on leur avait déconseillé de traverser. Quand ils ont tenté de forcer un troisième poste de contrôle, nos militaires ont tiré et les ont arrêtés. Depuis, bien sûr, ils ont été libérés”, a expliqué Redwan Hussein, un porte-parole du gouvernement.

Une réponse loin de satisfaire les organisations internationales qui tentent de venir en aide à une population de la région du Tigré fortement impactée par le conflit qui oppose depuis le 4 novembre, les forces du gouvernement d’Abiy Ahmed aux troupes du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Stephane Dujarric : “Nous ne pouvons pas fournir l’aide que nous souhaiterions

“Avons-nous un accès humanitaire clair et sans entrave en ce moment? Non”, a répliqué Stephane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire général des Nations unies.

“Voilà pourquoi nous sommes toujours en discussion avec le gouvernement pour essayer d’avancer sur ce sujet. Nous avons un certain nombre de travailleurs humanitaires qui sont restés sur place. Je pense que la plupart d’entre eux, si ce n’est tous, des nationaux, font de leur mieux. Mais il est clair que nous ne sommes pas en mesure, en ce moment même, de fournir l’aide que nous souhaiterions.

L’ONU estime à plus de 200 millions de dollars le budget nécessaire pour venir en aide à la population du Tigré touchée par une pénurie d’eau potable, de nourriture et de médicaments. Plus de 40 000 civils ont déjà passé la frontière vers le Soudan. Ils pourraient être bientôt 200 000 si le conflit venait à perdurer.

Avec Africanews

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