Famille : voici ce qu’il faut savoir sur les enfants uniques

En août 2021, des chercheurs chinois se sont penchés sur ce stéréotype qui a la vie dure. L’étude a été relayée par l’hebdomadaire allemand Die Zeit.

Partager ou ne pas partager, tel est la question

Le psychologue Granville Stanley Hall estimait qu’être « un enfant unique est une maladie en soi ». Pour savoir si les enfants uniques sont égoïstes, les psychologues ont donné le choix à une centaine d’étudiants de partager une somme d’argent à égalité avec une personne (parents, amis, étrangers) ou de garder l’intégralité d’une somme, un peu moins importante, pour eux.

Et bien, cela va peut-être en décevoir certains, mais les enfants uniques ne sont pas moins ou plus altruistes que ceux qui ont grandi avec des frères et sœurs. On pouvait le comprendre dès le titre de l’étude : « Ce ne sont pas des petits empereurs ».

Les enfants uniques partagent plus

Attention à prendre ces résultats avec des pincettes. Le contexte de la Chine avec la politique de l’enfant unique est difficilement exportable à l’Occident. Les chercheurs pourraient aussi essayer de redorer le blason des enfants uniques dans leur pays. Mais une autre étude vient bien conclure aux mêmes résultats qu’eux.

En 2019, un questionnaire envoyé à 2000 Allemands a été analysé par les psychologues de Leipzig. Les enfants uniques ne sont pas plus narcissiques que les autres.
Une étude de l’Université du Texas avait même conclu que les enfants uniques, puisqu’ils ont tout ce qu’ils veulent de la part de leurs parents, seraient plus enclins à partager. Cette étude signe la fin d’une mauvaise réputation qui dure depuis bien longtemps.

Avec Femina

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