Ultimatum aux commerçants nigérians au Ghana. «Attention! Attention! Attention! Selon la loi 865, section 27A, du Ghana Investment Promotion Centre (GIPC), vous ne devez pas être sur notre marché. Par cet avis, nous vous informons de quitter notre marché avant le 14 novembre 2019 », pouvait-on lire dans l’un des marchés de la deuxième grande ville du pays, Kumasi selon le site nigérian The Guardian.

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La note émane du syndicat des associations de commerçants du Ghana, qui a lancé l’ultimatum du 14 novembre avec un autre syndicat. Conséquence, les Nigérians pourraient être amenés à fermer leurs commerces ou même à être expulsés, informe le site d’information. Cet ultimatum, selon le média nigérian, pourrait être lié à la fermeture unilatérale des frontières terrestres par le Nigéria qui touche aussi le Ghana dont les produits passent par le Bénin pour finir au pays de Buhari.

Selon Jeune Afrique, estimant qu’ils sont frappés par la fermeture des frontières terrestres du Nigéria, « les commerçants de Kumasi (sud) appellent le gouvernement ghanéen à prendre des mesures de rétorsion contre le Nigeria, immense marché de 190 millions d’habitants ».

Au Ghana où les étrangers ne sont pas autorisés à faire le commerce de détails, on note déjà la fermeture d’une trentaine de boutiques qui pour la plupart appartiennent à des Nigérians. Depuis l’arrivée au pouvoir du président ghanéen Nana Akufo-Addo, les tenanciers de ces centres de commerce sont expulsés pour défaut de permis de travail, prostitution, fraude.

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L’ultimatum des syndicats de commerçants ghanéens intervient alors que quelques jours plus tôt, les autorités nigérianes et ghanéennes se sont rencontrées à Abuja, la capitale nigériane, la semaine dernière. Elles ont discuté de la possibilité d’ouvrir les frontières fermées depuis bientôt 3 mois.

Avec Banouto