La Fifa n’a pas suivi la sanction demandée il y a deux ans par la fédération palestinienne, qui plaidait la suspension de son homologue israélienne en arguant d’une série de violations des statuts de l’instance du football incluant les discriminations.
Mais sa décision, sur 40 pages, égrène une cascade de comportements racistes dans le football israélien, allant de slogans exaltant la pureté raciale dans les tribunes du Beitar Jérusalem aux insultes envers les joueurs arabes, en passant par des « messages politiques et militaristes » de dirigeants des Ligues professionnelles et du Maccabi Netanya sur leurs réseaux sociaux.

A propos du partage d’un article hostile à tout cessez-le-feu à Gaza, la commission de discipline estime ainsi que « l’absence de tout langage atténuant tel que des appels à la retenue, des préoccupations pour les victimes civiles ou la reconnaissance de principes humanitaires rend cette publication non seulement politiquement chargée, mais également problématique sur le plan éthique ».
Pour condamner l’IFA, la Fifa juge modestes et trop vagues les amendes qu’elle avait infligées au Beitar, sans les rattacher explicitement à des incidents racistes. Elle observe aussi que l’instance n’a « fait aucune déclaration publique condamnant le racisme, n’a lancé aucune campagne de lutte contre la discrimination et n’a entrepris aucune démarche visant à favoriser l’inclusion de joueurs arabes ou palestiniens ».
Dans le détail, la fédération israélienne devra payer les deux tiers de l’amende « sous 30 jours », et investir le reste « dans la mise en oeuvre d’un plan général visant à garantir une action contre la discrimination ».
« Elle devra également déployer, lors de ses trois prochains matches internationaux à domicile, » une banderole d’une taille significative et très visible portant les mots « Football Unites the World No to Discrimination » (le football unit le monde Non à la discrimination) », ajoute l’instance.