Foot : un club italien condamné pour  avoir rompu le contrat d’une joueuse enceinte

Crédit Photo : Le Parisien

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Il s’agit d’une révolution dans le monde du football féminin. La Fifpro, syndicat mondial des joueurs et joueuses de football professionnels, a qualifié ce mercredi 24 juin 2026 d’historique le récent arrêt du Tribunal arbitral du sport (TAS) donnant raison à la Suédoise Maja Göthberg dont le contrat avec la Lazio Rome avait été résilié en 2024 à cause de sa grossesse.

« Le TAS a donné raison à une footballeuse suédoise dans une affaire historique relative à la maternité qui pourrait influencer la manière dont les protections liées à la grossesse seront appliquées à l’avenir dans le football professionnel », s’est félicitée la Fifpro.

« Le TAS a estimé que le club italien de la Lazio Femminile (féminines) avait illégalement résilié le contrat de travail en raison de la grossesse de Maja Göthberg et a ordonné au club de verser une indemnité. Cet arrêt établit également un précédent important concernant la confidentialité des informations médicales liées à la grossesse », poursuit le syndicat.

Dans son arrêt publié le 11 juin, le TAS a indiqué que « les parties étaient parvenues à un accord les liant avant même l’annonce par la joueuse de sa grossesse », même si aucun document n’avait été signé.

La milieu de terrain avait initialement porté l’affaire devant la Chambre de résolution des litiges de la Fifa, qui n’avait pas tranché en sa faveur. Elle a ensuite saisi le TAS.

Dans un communiqué, Göthberg a estimé que « cet arrêt envoie le message qu’une grossesse ne doit jamais être traitée comme un problème ou une raison pour empêcher une joueuse d’avoir une opportunité de travail ».

La Lazio a de son côté « pris acte » de la décision du TAS, tout en faisant remarquer dans son communiqué que « le TAS n’a pas imposé les sanctions sportives supplémentaires prévues par les règlements de la FIFA pour les cas impliquant un comportement discriminatoire ou une résiliation de contrat liée à la maternité ».

« La Lazio n’a pas agi de mauvaise foi »

« Le TAS reconnaît que la Lazio n’a pas agi de mauvaise foi et que le club a agi sur la base d’une interprétation juridique qui, bien que finalement non retenue par les juges, a été considérée comme ayant été adoptée de bonne foi », a insisté le club romain qui « continuera à examiner et à renforcer ses procédures internes afin de garantir une pleine conformité avec l’évolution du cadre réglementaire national et international régissant le sport professionnel et les relations de travail ».

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