Il y a mille et une façon d’inscrire son nom dans les annales du football. Des buts à la pelle, une moisson de trophées, un but légendaire, et même un sifflet d’or. Pierluigi Collina fait sans l’ombre d’un doute partie de la dernière catégorie. Considéré comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur arbitre de l’histoire du sport roi, l’Italien a marqué le football d’une empreinte indélébile de par son autorité absolue et sa connaissance approfondie du jeu.
Élevé au rang de célébrité au même titre que les joueurs, ce juge était l’arbitre parfait. Très médiatisé durant sa carrière, Collina a peu à peu disparu des radars depuis qu’il a rangé son sifflet. Que devient-il ?
Pierluigi Collina, c’est l’histoire d’un homme né pour devenir juge. Malgré les embuches rencontrées dans sa trajectoire, l’Italien n’a jamais baissé les bras. Comme bon nombre de ses camarades d’enfance, Collina s’adonne d’abord à la pratique du football, jouant en défense. Mais très vite, il est poussé dans le monde de l’arbitrage. Dès lors, il suit une formation du genre dès l’âge de 17 ans et c’est une véritable révélation.
Sept ans plus tard, il arbitre au plus haut niveau amateur d’Italie quand il est atteint d’une alopécie qui lui fait perdre la totalité de sa pilosité en seulement dix jours. C’est d’ailleurs de là qu’est né son surnom le « Kojak ».
Le débat s’installe dans le Calcio quant à son aptitude à diriger des rencontres en raison de son « handicap ». Pas de quoi freiner la progression de l’arbitre au regard intimidant qui découvre par la force des choses la Serie A. Au total, il aura arbitré pendant quatorze ans dans le championnat italien. Plus tard, l’Italien dira même ceci : « Convaincre qu’un arbitre chauve pouvait bien diriger un match fut une belle victoire ».
