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France / Affaire Théo Luhaka : le jeune homme brise le silence  

Absent des médias depuis plusieurs mois, Théo Luhaka, grièvement blessé lors d’une interpellation policière à Aulnay-sous-Bois en 2017, est sorti de son silence ce dimanche 11 octobre 2020. Invité sur le plateau d’Affaire suivante, celui qui est devenu un symbole des violences policières a notamment réagi à la demande du parquet de Bobigny, le mercredi 7 octobre 2020, du renvoi devant les assises de trois policiers pour “violences volontaires” sur le jeune homme.

 

 

Le 2 février 2017, Théo, à l’époque âgé de 22 ans, avait été gravement blessé par un coup de matraque télescopique au niveau de la zone anale lors d’un contrôle de police dans la cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois. Le jeune homme en a gardé des séquelles irréversibles, notamment une incontinence demandant une prise en charge quotidienne.

 

 

“Je suis handicapé à vie, et c’est dur à vivre. Mon quotidien n’est plus le même”, a-t-il témoigné sur notre antenne. “Je ne peux plus rien faire de physique, je faisais beaucoup de football, je sortais beaucoup, maintenant je ne peux plus.” “Pour le moment, je n’ai plus de poche urinaire”, a-t-il poursuivi. “Mais vu que le muscle a été touché, il faudra de nouveau que j’en ai une dans quelques années, ou que je mette des couches.”

 

 

Le mercredi 7 octobre 2020, le parquet de Bobigny a donc requis le renvoi devant les assises de trois policiers pour “violences volontaires” sur le jeune homme. Il a toutefois écarté la qualification de “viol aggravé” contre le principal fonctionnaire mis en cause, estimant que “les éléments constitutifs du crime de viol n’étaient pas réunis”. Les trois agents de police encourent jusqu’à 15 ans de prison.

 

 

“Le mot viol, ce n’est pas moi qui l’ai dit, j’ai toujours parlé d’un bâton dans les fesses. Ils appellent cela comme ils veulent”, a réagi Théo Luhaka. “Moi je veux simplement que les policiers aient la punition qu’ils méritent pour que les autres policiers, maintenant, réfléchissent avant d’agir.”

 

“On ne va pas se battre là-dessus”, poursuit son avocat Me Antoine Vey. “Cela n’enlève rien à la gravité des faits: Théo a une blessure à vie causée par une matraque.” “Nous avons affaire à un cas symbolique de violences policières”, a-t-il par ailleurs rappelé sur notre plateau. “On n’a jamais voulu faire le procès de la police. On fait le procès des violences policières. Quand on entend des politiques dire qu’il n’y a pas de violences policières, on se réjouit que le parquet prenne de telles réquisitions”, rappelle-t-il, pour conclure.

source : bfmtv.com




Ad Nunyalab


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