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France : ce qu’il faut retenir des annonces de Jean Castex

Après les annonces présidentielles, l’explication de texte du premier ministre. Alors que les Français doivent désormais se munir de passes sanitaires pour accéder aux lieux de culture et de loisirs, Jean Castex a défendu mercredi, dans le journal de «13 heures» de TF1, les mesures du gouvernement face à la «quatrième vague» de Covid-19 provoquée par la propagation du variant Delta.

Au sortir d’un nouveau Conseil de défense sanitaire, le chef du gouvernement a justifié son projet de loi examiné par le Parlement, à l’origine de vives oppositions dans la population et dans la classe politique. «Nous devons réagir», a-t-il insisté.

● 96% des cas relevés mardi «n’étaient pas vaccinés»

Selon le premier ministre, 96% des 18.000 cas qui ont été déclarés ces dernières 24 heures concernaient des personnes «pas vaccinées». Un chiffre qui a permis à Jean Castex de rappeler que la quatrième vague «arrive» et que «nous devons réagir». «La clé, on la connaît (…) : il faut vacciner», a-t-il lancé.

● Une semaine de «pédagogie» après l’entrée en vigueur du passe sanitaire

Dans les établissements soumis au passe sanitaire, les propriétaires bénéficieront d’une «semaine» de «pédagogie» lors de la mise en place du passe, avant que d’éventuelles sanctions soient prononcées.

● Les professionnels chargés du contrôle du passe, mais pas des vérifications d’identité

Les gérants des établissements soumis au passe sanitaire «seront responsables du contrôle» du document, mais qu’ils n’auront pas à vérifier l’identité de leurs clients, responsabilité des «forces de sécurité». Ces dernières interviendront soit de manière aléatoire, soit à la demande des professionnels.

● Pas de passe sanitaire dans les écoles

Le passe sanitaire «ne sera pas obligatoire» dans les établissements scolaires à la rentrée, a précisé le premier ministre. «Toute notre stratégie depuis le début de la crise (…) a consisté à ce que les enfants de France soient le plus possible scolarisés», a-t-il déclaré.

● Un report au 30 septembre pour les 12-17 ans

Les 12-17 ans ne devraient être soumis au passe sanitaire qu’à partir du 30 septembre, plutôt qu’à partir du 30 août, selon l’amendement adopté par les députés en commission à l’Assemblée nationale. Cet assouplissement du calendrier vise à tenir compte de l’ouverture tardive de la vaccination pour cette tranche d’âge.

● Vaccination : objectif de 50 millions de primo-vaccinés fin août, cinq millions de rendez-vous ouverts «dans les 15 jours»

L’exécutif veut accélérer la campagne de vaccination pour atteindre 50 millions de primo-vaccinés d’ici fin août. «Dans les 15 jours qui viennent, on va ouvrir cinq millions de rendez-vous», promet le premier ministre. Jean Castex a lancé un «appel solennel» aux «3 millions» de plus de 50 ans souffrant de comorbidités, et annoncé vouloir faciliter la vaccination des adolescents dans les établissements scolaires à la rentrée.

● Les personnes vaccinées n’auront plus à s’isoler si elles sont «cas contacts»

Constatant que les personnes vaccinées «n’ont plus de chance d’attraper la maladie», le premier ministre a assuré qu’elles n’auront plus à s’isoler si elles sont «cas contacts».

● Le reconfinement reste une hypothèse, mais il faut l’«éviter»

Reconfiner le pays est-il désormais exclu ? «Si je vous dis oui, je serais sans doute irresponsable», a déclaré Jean Castex. Le premier ministre a toutefois soulevé «une différence majeure par rapport à il y a un an» : la «vaccination». «Mon rôle, c’est qu’ensemble, on trouve un moyen d’éviter» le reconfinement, a-t-il insisté.

● «Nous serons intraitables» envers les dérives de manifestants

Jean Castex a dénoncé la «posture idéologique, voire politique» de certains manifestants contre le vaccin ou contre le passe sanitaire. «On a le droit de manifester, mais nous serons intraitables avec ceux qui, au nom de leurs idées, viennent à des actes de violence, comparent (le passe sanitaire) à l’étoile jaune ou à la Shoah, s’en prennent à des permanences de parlementaires, mettent le feu à des centres de vaccination», a-t-il fustigé.

«C’est très grave», a voulu souligner le premier ministre. Jean Castex a cependant voulu faire la distinction avec les «indécis». «Rien ne serait pire que de (les) négliger. Il faut leur parler, et les amener» vers la vaccination, a-t-il réclamé.

Avec Figaro 

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