France : les liposuccions suscitent un espoir de traitement de la maladie d’Alzheimer

Une bonne nouvelle pour les patients atteints de la maladie de Crohn, Alzheimer ou encore l’arthrose, ils pourraient être soignés grâce à la thérapie cellulaire, à l’instar de ce qui se fait déjà pour certaines leucémies. Mais cette fois-ci, les cellules-souches utilisées pour restaurer les tissus ou l’organe abîmé seraient issues des tissus adipeux, en d’autres termes de la masse graisseuse source de notre embonpoint  (des cellules recyclées après les liposuccions)

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Il s’agit d’une piste innovante au cœur des recherches réalisées au sein du tout nouvel Institut des cellules-souches adultes et de la régénération (Incere), un bâtiment de 3.500 m2 inauguré le mercredi 10 juin 2020 sur le site de l’Oncopôle de Toulouse par la région Occitanie et l’Etablissement français du sang. « Nous voulons faire du gras une source positive pour le traitement », avance dans un sourire le professeur Louis Casteilla dont les équipes du STROMAlab, installées dans le bâtiment flambant neuf, planchent sur le rôle réparateur de ces cellules issues des tissus graisseux.

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« Aujourd’hui, un essai clinique est par exemple en cours pour traiter l’ischémie critique des membres inférieurs qui se traduit par des gangrènes. Quand vous avez un dommage sur des tissus, cela se traduit dans un premier temps par une inflammation. Ces cellules peuvent agir dessus et sur la reconstruction des tissus. Mais ce ne sont pas des cellules magiques, elles agissent dans un contexte précis », indique le chercheur qui participe aux essais cliniques de ces médicaments de thérapie innovante (MTI). Sur des paillasses voisines, les salariés de la start-up Cell-Easy travaillent aussi sur ces fameuses cellules-souches, récupérées sur des tissus adipeux après une chirurgie esthétique au lieu d’être jetés à la poubelle.

Kinésithérapeute

L’objectif est d’arriver à mettre en place une « usine de production de cellules ». « Aujourd’hui, le procédé est autologue, le donneur de cellules est aussi le receveur. Mais cela est cher et ne passe pas économiquement. Nous l’avons repris pour le rendre allogénique, il peut y avoir ainsi un donneur et des centaines de receveurs. On récupère les cellules-souches pour les faire proliférer, on les congèle et on les distribue », explique Pierre Monsan, directeur général de Cell-Easy. Ce dernier espère passer les différentes phases de validation pour aboutir d’ici trois à cinq ans.

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Grâce au procédé de la multiplication des cellules comme des pains, on pourrait réduire les coûts de la médecine régénératrice. Car aujourd’hui, pour une seule dose de traitement, il faut débourser entre 30.000 et 50.000 euros. Et cela conduit parfois à des scandales comme celui de Novartis en fin d’année qui proposait de tirer 100 bébés au sort pour leur offrir son traitement à deux millions d’euros l’injection.

 

source: 20Minutes

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