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France : vers un ralliement de Marine Le Pen derrière Eric Zemmour ? La réponse cash de la candidate RN

Vont-ils s’associer ? Depuis plusieurs semaines, les élections présidentielles de 2022 sont au centre de l’attention. Nombreux sont les candidats à être en campagne et d’autres n’ont pas encore officialisé leur candidature dont Eric Zemmour. Le polémiste laisse planer le doute et il fait beaucoup parler de lui.

Dans les colonnes de Valeurs Actuelles ce jeudi 21 octobre, Marine Le Pen a évoqué les élections et notamment les rumeurs indiquant qu’elle pourrait se rallier derrière Eric Zemmour.

“Certains romantiques de notre famille de pensée ont cette espérance mais je n’y crois pas du tout”, affirme-t-elle d’abord. La raison ? “Devenir le candidat naturel du camp national implique de proposer un projet à même d’unir le pays”, précise-t-elle ensuite.

Selon ses propos, le projet du polémiste a “un versant économique – passé sous les radars jusqu’à présent, mais qui sera exposé à un moment donné – qui crée une fracture avec les classes populaires”, confie la candidate RN.

Alors qu’elle déclare que “certains pensent que la politique fonctionne comme les mathématiques et qu’il suffit d’additionner les électeurs à ceux d’Eric Zemmour”, Marine Le Pen explique avoir un “électorat populaire qui n’acceptera pas d’être une nouvelle fois sacrifié à une vision ultralibérale de l’économie”, a-t-elle conclu.

Des divergences majeures. Lors de cet entretien, Marine Le Pen a affirmé avoir une vision différente de celle d’Eric Zemmour concernant la politique économique. Elle a également indiqué ne pas “comprendre ce qu’il souhaite faire avec l’islam. Dire “l’islam, c’est l’islamisme”, c’est prendre l’immense responsabilité de coaliser les musulmans avec les ilsalmistes, c’est une faute politique”.

Une formulation qui l’incite à se poser quelques questions. “Si “un vrai musulman est un islamiste”, ce qu’il explique en substance, alors, que propose-t-il ? La croisade ? Expulser tous les musulmans étrangers ? Convertir tous les musulmans français”, se demande-t-elle. Il y a également la “vision de la femme du polémiste. J’ai été pendant dix ans présidente et pendant trente-cinq ans adhérente d’un mouvement politique dont la figure de proue est Jeanne d’Arc”, rappelle d’abord Marine Le Pen. Ce qu’elle déplore ? “L’entendre dire que les femmes n’ont pas vocation à exercer le pouvoir. Je pense à cette chef de guerre héroïque et sainte qui est allée au bout de sa mission pour la France au prix de sa vie…”, mentionne-t-elle avant d’ajouter : “Je ne peux qu’être en désaccord”, a conclu la candidate RN.

Avec closer

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