L’ex-chef d’Etat a envoyé une nouvelle pique à son successeur Emmanuel Macron, cette fois à partir d’un plateau télé.
François Hollande fait toujours montre d’une certaine répartie et d’humour lorsqu’il est invité dans une émission de télévision. Ce fut une nouvelle fois le cas dans « Quotidien » jeudi 7 janvier. Après avoir évoqué l’envahissement du Capitole à Washington par des manifestants pro-Trump mercredi 6 janvier, l’ancien président de la République (2012-2017) a commenté la situation politique en France.
« Ce qu’il s’est passé hier aux États-Unis, un phénomène comme celui-ci, on risque de le revoir : c’est ça l’extrême droite (…) Les conditions de la campagne présidentielle de 2022 dépendent de ce qui va se faire aujourd’hui : il faut qu’il y ait un réengagement civique », dit Hollande.
« Il faut que nous ayons de nouveau des clivages entre la gauche et la droite, ajoute-t-il, qu’il y ait des projets, des idées, que ce ne soit pas simplement une question de personne, même si les personnes sont déterminantes, on le sait. Il faut qu’il y ait une participation citoyenne plus grande. » Là encore, on sent un message de sensibilisation auprès des Français pour éviter un virage extrême en 2022.
Quelques minutes plus tard, François Hollande est revenu sur les années François Mitterand, président de la République de 1981 à 1995, qui lui a donné envie de faire de la politique : « C’est une autre époque, mais ça a été sans doute une époque qui a permis une forme d’indépendance des médias. Il faut se rappeler que c’est Mitterrand qui a fait les grandes lois pour l’audiovisuel, le financement des partis et la protection de la vie privée, même si elle n’a pas toujours été assurée… »
