Le 30 janvier dernier, la justice française a ordonné une perquisition dans plusieurs appartements parisiens appartenant à la famille Bongo. Les limiers de la police soupçonnaient Pascaline Mferri Bongo Ondimba d’être à l’origine de leur récente acquisition, nous apprend la nouvelle parution de Jeune Afrique dans sa nouvelle parution de ce mois d’août.

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Avocat de Transparency International France, William Bourdon avait déjà signalé, en juillet 2012, que la sœur du président gabonais avait acheté un nouvel appartement. L’achat ayant eu lieu après le décès de son père, survenu en 2009, le bien ne figurait pas sur la liste des 31 immeubles de la succession Bongo, précise le journal.

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Après investigations, les enquêteurs ont établi que Pascaline Bongo était en réalité propriétaire de trois biens, notamment à Paris, et de plusieurs véhicules de luxe acquis en France, le tout sans que ses revenus ne permettent de l’expliquer. Ce rebondissement est intervenu alors que l’instruction du volet gabonais de l’affaire dite des « biens mal acquis » avait été clôturée en 2017, sans poursuites à l’encontre d’un membre de la famille Bongo.

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Relancée, l’affaire pourrait aboutir à la relaxe ou à la mise en examen en France de Pascaline. Teodoro Nguema Obiang Mangue, le fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, avait, lui, été condamné en octobre 2017 à trois ans de prison et 30 millions d’euros d’amende avec sursis par la justice française, notamment pour « blanchiment d’abus de biens sociaux », conclut le magazine panafricain Jeune Afrique.