Depuis la semaine dernière au Gabon, certains antirétroviraux sont en rupture dans les centres de distribution. Des ONG ont même annoncé ce week-end que la pénurie des médicaments de prise en charge des personnes vivant avec le Sida sera totale dès cette semaine. Le gouvernement rassure.

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Le réseau gabonais des donneurs d’alerte a convoqué en urgence une conférence de presse pour sonner l’alarme. « Le Gabon va rentrer dans une phase de manque d’antirétroviraux pour les personnes vivant avec VIH. Pour combien de temps ? Cette situation pourrait devenir vraiment catastrophique et dramatique pour les personnes vivant avec la maladie », explique Guy Réné Mombo Lembomba, le président de ce réseau.

Madame Moussounda Nzamba, qui vit avec le virus depuis 20 ans et préside une ONG des personnes vivant avec le Sida, lance un cri de détresse. « Je lance un appel au Premier ministre à se pencher sur cette problématique parce que trop de ruptures crée des résistances chez les gens. Et qui dit résistance dit la mort », souligne-t-elle.

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La rupture est un phénomène mondial. Le gouvernement a pris toutes les dispositions, rassure Guy Patrick Obiang, secrétaire général du ministère de la Santé. « Nous avons demandé aux médecins de procéder à la substitution pour que les molécules aujourd’hui en rupture puissent être remplacées par d’autres types de molécules d’égale efficacité », assure-t-il.

La prévalence du Sida est de 4,1 % au Gabon. Sur 52 000 personnes contaminées, 38 000 sont sous traitement.