Le Procureur de la République du Gabon, Olivier N’zahou a fait, le mercredi 9 janvier dernier, sa première déclaration après l’enquête ouverte suite à la tentative de coup d’État avorté du 7 janvier 2019.

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Le Procureur de la République, Olivier N’zahou

Selon le procureur, les mutins étaient au nombre de 6 et non 10 comme initialement annoncé par le ministre de la Communication et porte parole du gouvernement Guy Bertrand Mapangou lundi.



En vertu du Code pénal gabonais, le procureur général de la République du Gabon, Olivier N’zahou a affirme que les auteurs du coup d’État manqué risquent la réclusion criminelle à perpétuité sans indiquer les chefs d’inculpation reprochés aux mutins.

En effet, selon ses déclarations, six individus avaient organisé la tentative de coup d’Etat, dont un militaire qui était en service à la station et qui a accepté de rejoindre le mouvement au moment de la tentative. Un autre membre de la Garde républicaine s’est également joint à eux.

Il a aussi révélé que deux ont été tués et les quatre autres ont été arrêtés et en garde à vue dans les locaux des services de la Direction générale de la contre ingérence (B2, service de renseignements militaires), parmi eux, le présumé meneur, le lieutenant Ondo Obiang Kelly.

Le Procureur N’Zahou a aussi affirmé que malgré les tentatives de reddition pacifique, les militaires putschistes ont ouvert le feu sur les forces de sécurité.